22/01/2012

Une info avec beaucoup d'avance.

Bonjour à tous et à toutes; nous avons la joie de vous annoncer la venue du projet commun des artistes de "brain damage" & de "high tone" à savoir la formation "High damage".
On sait que les Lyonnais de High tone sont friands de telles experiences (et ont tendance à le faire beaucoup), il suffit d'écouter un peu leurs albums passés pour se rendre compte que pour eux la musique est le fruit
des rencontres:
La perspective de les voir au coté de leurs voisins Stéphanois est donc des plus alléchantes, et le label Jarring effect qui ravi les oreilles des connaisseurs depuis dès années sortira un album de cette formation le 26 Mars.
Ça se passera à:
                           -Nantes le 19 Avril 2012
                           -Brest le 20 Avril
                           -l'Echonova (Vannes)  le 12 Mai
                           -Nous affichons les dates de L'ouest, le reste de la progr ici.

12/01/2012

Le Mondo fête ses 10 ans!

Le premier soir tient ses promesses au Mondo Bizaro ; punk positif et Ragga militant , mix festif sexy et péchu, l'ambiance est chaude. J'arrive à 20h45 FGT , pas facile de capter le groupe en train de jouer, faut dire bonsoir , trouver à boire, digérer le sandwich kefta chopé en chemin. Je capte Ramses viteuf et là je m'aperçois que je n'ai rien pour enregistrer le son ou l'image...aller retour express pendant PomPom Beretta, Karo me dit que c'était super quand je reviens, Ramses est introuvable ce qui me permet de me laisser emporter par le torrent électrique de Tupalos. Ils ont du chien ces post-punks ! Facile vu qu'il y a là deux membres des mythiques Dogs, XXXX le batteur et Christian , ce soir à la batterie. Nico le nouveau venu balance une basse bien frappée et plutôt ronde qui soutient à merveille les textures arrachées, ultra nerveuse des guitares, la lead de Christian tantôt en contre rythmique tantôt en trilles sur-aigues , toujours en quête de la tension maximum. Un bémol pour le chant  plutôt pop et qui semble se chercher. La voix du chanteur flotte , plutôt légère, en permanence à deux doigts d'être submergée par des flots d'aigus et de medium saturés. Nico et Christian viennent en renfort pour les choeurs, toutes trippes dehors, bombardements lourd de la grosse caisse, caisse clair mate et tribale , cymbale sabrées, musique viscérale. Des espaces cosmiques   se dessinent entre caves pleines de son, hangar vibrants, "Pour moi c'est en deuxième case que ça part ...pour toi je sais pas " les guitares se calent en une seconde, le morceau part au milimètre, pêche de guitare synchro sur les temps, riffs simplistes ultra calés, quand l'art brut devient savant le rock décolle pour entrer dans " la Grande Musique " comme disait un petit lapin nantais.
Du coup ça dure vu que c'est bon et Ramses enchaine. Changement de plateau express. Bruno fait le son, et le con en nous glissant quelques mesures des Forbans et une version yéyé de paint it black (une chanteuse que je n'ai pas identifiée)...Il est mort de rire, nous aussi, Big Steph tient le bar , son imposante stature rend toute tempête chétive, et le vaisseau Mondo Bizarro traverse inter-espace et océan à sa vitesse de croisière ( la formule de la vitesse de croisière d'un bar rock se calcule comme suit : soit n le nombre de bières bues; N le nombre total de verres, P la quantité de pélos , G la proportion de gazelles , T le Bpm moyen , D le taux de décibels, X les produits inconnus, K le quantum de Punk, R  la longueur cumulée des dreads des rastas pésents,  V= (GxP)

Vicent

10/01/2012

Les Enfants de Morphée à Malestroit - Review


Bar le Goëland - Malestroit - 23 Décembre 2011, 21h17 FGT:

Le bar désert à notre arrivée, à Malestroit un 23 Décembre c'est sans doute logique mais bon.. L'endroit commence à se remplir quand Les Enfants de Morphée déboulent et s'installent rapidement (mais 1H après l'horaire annoncée par un site dont nous tairons le nom). Le concert démarre à peine et déjà je me souvient pourquoi j'avais tant accroché la première fois à l'échonova: cette énergie, toujours aussi fraîche.  
Le public, pour l'instant éparse reste dans l'ensemble stoïque face à la claque balancée par nos 3 compères. La batterie d'apparence basique nous réserve pourtant moult surprises rythmiques, et Rémy nous décrochera encore une fois la mâchoire par la maîtrise qui semble totale de sa guitare.
Les chansons passent et s'enchaînent sans qu'on ait vu le temps passer. Fin du 1er set.
L'occasion d'aller s'en jeter un ptit, et saluer les artistes.

Le bar est alors bien rempli. Bonne nouvelle. La foule autour du groupe pour le 2ème set s'accroît, mais l'ambiance ne semble pas s'envoler. Pourtant en face, le trio nous en ressert couche sur couche. Dom nous rappel qu'il est le boss de la basse avec ses plans de renégats du funk. A force de tentative pour faire bouger le public, quelques uns commencent à se lâcher un peu. Rémy nous ressert des solo déjantés, bien que toujours très propres, avec forces d'effets (sans trop en mettre pour autant). Sur la fin l'ambiance commence presque à chauffer dans le public et le groupe lâche tout. Un timide rappel du public pour 2 dernières chansons. Fin des hostilités...
C'est clair, Les Enfants de Morphée ont une pêche et un énergie qui fait plaisir. On ne demande qu'une chose: les voir sur une grande scène devant un public adapté!

Jokoko!

09/01/2012

Dub Corner, 7éme édition


Ce Samedi 4 Février se tenait au Mondo Bizarro la 7eme édition du Dub Corner. C'est sur un léger tapis neigeux qui nous y sommes allés.
Arrivés sur place, nous nous sommes engouffrés dans le bar, sans s'attarder à la bataille de neige avec nos voisin de l'arrêt de bus d'en face. Une fois bien au chaud, nous avons pu prendre place autour du sound system, situé dans un coin pret des loges. On peut dire qu'il y avait de la basse. A en faire trembler les murs. Mais très vite un problème est survenu: bouger entre le son, le bar, les toilettes, dehors... Entre ceux qui veulent s'approcher en masse et ceux qui veulent sortir en masse, les choses ne sont pas aisées. M'enfin on s'y accomodera.
Le son est plutôt bon, même s'il n'a rien d'original: du gros dub bien massif. C'est toujours amusant de voir l'équipe s'agiter autour des compresseurs et autres machines. Les MCs se relayent pour mettre le feu. Ils le font plutôt bien. Un petit bémol toutefois: certaines survibrations sont assez désagréables pour les oreilles, mais ça passe encore. La soirée se poursuit jusque tard et l'ambiance ne redescend pas. Fin  des festivités vers 3h. On rentre dans le froid, mais la bonne humeur et une super soirée gravée dans la tête!

L'interview bientôt dispo avec l'article!

04/01/2012

Winston Mc Anuff!

     Le Samedi 11 Février ce n'est rien de moins que Winston McAnuff -un des grands noms du reggae Jamaîcain - qui sera présent en Bretagne, entouré des Bazbaz Orchestra qui constituent un de ses projets les plus récents. Avis donc aux amateurs du genre, c'est une occasion à ne pas rater. Encore un beau cadeau de l'échonova qui vient d'ailleurs de compléter sa programmation.

25/12/2011

mhhh Noël

Joyeux Noël?

En ces périodes de fêtes, rares sont les concerts, alors on tente de s'occuper... En dehors des activités en famille, le glandage sur internet est une pratique de très haut niveau. C'est pourquoi je vous propose un blog bien trash, bien décalé mais tellement drôle: Mal Faits de Olivier Texier. http://otexier.blogspot.com/
Il travaille aussi avec le mensuel Psykopat, et collabore dans tout un tas de projets très intéressants. Pensez à y faire un tour, ça vaut le détour.

18/12/2011

Skip The Use (Review)

Ce n'est donc pas à l'Etage comme nous l'avions annoncé, mais dans la petite salle de l'Ubu que nous sommes allez écouter la fin de tourné de l'EP Sound From The Shadow des Skip The Use.

Mais commençons par le commencement, c'est Nagnagnag qui ouvrait le bal avec leur pop/rock sympathique, je ne m'attendais à rien de bien exceptionnel ( ah, les préjugés. ) et bien que certaine mélodie n'avait rien de surprenant et que les dialogues chantés de voix d'homme et de femme pouvait avoir un coté un peu trop « kitch » qui aurait pu faire fuir les âmes sensibles, le tableau ne fût pas si noir que cela. Le batteur notamment était d'une propreté et d'une énergie qu'on ne voit malheureusement qu'assez rarement. La basse n'était pas en reste avec quelques riffs qui groovaient bien comme il le faut. La salle de l'Ubu n'était que peu remplie et le public ne bougeait pas trop. Quelques sourire sur les visages nous faisaient comprendre que, tout de même, les porteurs de ses sourires appréciaient. Un solo final du lead guitar assez intéressant, et rideau. Une prestation sympathique en somme.

C'est donc quand les Nagnagnag sont parti que la majeure partie du public est arrivée, pas très sympa tout ça, mais bon, qu'est ce que vous voulez ?
La salle se remplit, on se retrouve avec un public plus jeune et plus virulent. On notera quand même que l'ambiance est assez éclectique, mêlée de ceux qui viennent du punk et qui suivaient Carving, l'ancien projet des membres de Skip The Use, et ceux qui viennent plutôt du Pop rock actuel. C'est un pari réussi pour Matt Bastard et ses acolytes, ils ont réuni des auditeurs issus de différents milieux musicaux, ce qui n'est pas toujours évident ! La foule se chauffe très vite, dès que les premières notes retentissent, ça décolle vraiment rapidement, ils ont la pêche ce soir, et ça se ressent ! Wahou, belle claque! Difficile de rester inerte dans une ambiance comme celle-la, les jolies filles remuent la tête, le sourire aux lèvres, tandis que les mâles, ici présents pour se défouler, ne se gênent pas pour le faire. Ca pogotte vite et bien, et l'humeur reste bonne  quand même. Cool. Les morceaux sont ponctués de quelque blagues, en tout cas ils ont la grande forme et ils sont là pour tout emporter, ils s'éclatent sur scène, et nous emportent dans leur élan d'adrénaline. Leur son reste nickel, mieux que sur le CD diront même certains. De toute façon, mieux vaut ne pas se leurrer, Skip The Use est un groupe fait pour le live et qui prend toute son ampleur en face à face avec leur public. On en ressortira bien fatigué après avoir pris un bain de foule tout de même revigorant et plein de bonnes énergies. Les concerts comme ceux-ci sont rares et si vous voulez passer un bon moment dans une ambiance détendue bien que bouillonnante, ne ratez pas cette formation, elle s'imprime dans votre mémoire pour un bon moment tout en laissant un arrière goût de pas assez, on en redemande!


Interview de Matt Bastard:


WASHE. 

01/12/2011

Soirée du 1er Décembre à la bascule.

     Ce jeudi premier décembre, le bar de la bascule dans lequel nous avons déjà passé de très bons moments,(l'expo zappa; the winter family), recevait le groupe Otto et le guitariste Thomas le Corre. (ici vidéo pas de nous)

   "Lors de mon arrivée devant le bar, je distingue une foule de personne amassés au dehors, je m'assure alors que je n'ai raté aucun des artistes de la soirée, on m'assure que c'est juste la pause et que Thomas le Corre suivit de otto se produiront bien en deuxième partie de soirée. Ouf!
Il fait chaud à la bascule, il y règne toujours cette ambiance particulière et agréable, je retrouve quelques têtes, le lieu doit avoir ses habitués. Sur scène les amplis sont encore allumés, et les musiciens se trouvant dans la petite salle adjacente ne le sont pas moins, rien qu'à les voir je devine que ce sont des amateurs de sensations fortes, bon présage pour la suite des évènements. Au milieu des cymbales et autres curiosités explosés, exposés, entassés, entreposés devant nous, se dresse une petite chaise entourée de quatre guitares classiques.         C'est là le matériel de Thomas qui fait une entrée discrète alors qu'encore beaucoup de gens sont encore dehors, mais ces derniers se replient vite à l'intérieur lorsqu'ils entendent les airs mélodieux entonnés par la douce guitare de notre ami, ses doigts se baladent avec une grande facilités et nous emportent dans un univers classico-psychédélique, imposant un silence aux auditeurs attentifs. Transportés dans une transe clame mais commune, le public et l'artiste découvrent et redécouvre respectivement, des chemins nouveaux et subtils chaque erreurs de la part de guitariste, venant troubler la fluidité de son jeu, lui décroche un sourire réprobateur accompagné d'un haussement de sourcil. Son son de guitare me fait un peu penser à celui de Johannes Moller dans un certain esprit classique tout en étant plus tourné vers un psychédélisme teinté de king Crismton ou encore de la chanson Embryonic journey de Jefferson Airplaines. Pas un autre bruit que celui des applaudissement et des notes des différentes guitare ne résonnera lors de son apparition, ce qui veut en dire beaucoup lorsqu'on assiste à une performance dans un bar, même si le public de la bascule est particulièrement respectueux.

    Quelques instant après le départ de Mr le Corre, débarquent sur scène les membres de Otto visiblement motivés pour en découdre sérieusement. Si l'affiche décrivait la formation comme du "blues voodoo post indus" j'ai plus entendu pour ma part, du grunge expérimental pré apocalyptique. Leurs énergies plutôt négatives se mêlent parfaitement avec les projections un peu glauques (mouches écrasés sur un fond de couleurs passés, images grisâtres animés par quelques couleurs criardes..) qu'un "technicien d'ambiance" situé au fond de la salle dispose avec soin sur un rétroprojo sans douté récupéré dans le débarras d'une salle de math d'un collège ou même d'un lycée ayant décidé de passer à la nouvelle technologie. Mais l'engin d'une autre époque se marie vraiment bien avec le groupe que je sens nostalgique d'une certaine période que je situerais entre 1977 à Londres et 1994 à Seattle. Le guitariste fait crier sa Telecaster tout autant que ses cordes vocales et gère pas moins de 15 pédales d'effets modifiants sa propre voix et celle de sa guitare. Le bassiste un peu perdu, fait des sons pour le moins étranges en tapant et grattant les cordes de son instrument, tandis que la batteur a eu l'idée de rajouter à son kit de batterie de surprenants rajouts, un tom en Taule par exemple.. L'ensemble parvient à être assez cohérent dans son incohérence. Je pense forcément à Nirvana (surtout à l'album bleach) devant ce trio puissant au chanteur blond aux cheveux long yeux bleus et chemise de bucheron. Mais si on à déjà tous vu mille minablement mauvaises reprises de ce groupe mythique, Otto fait sa route différemment et puise son inspiration partout et nulle part, son énergie dans les trip(e)s et fait irradier sa puissance (peut être d'une façon un peu brouillon certes mais au moins ils dégagent quelque chose de fort.)
  Je souhaite donc une bonne continuation à ce groupe possédant un univers bien définit que je ne placerais pas plus dans le voodoo que dans le blues mais qui néanmoins a su trouver un bel accueil au sein du public de la Bascule."
Ours.

29/11/2011

The Decline ! + 1969 Club au bar'hic le mercredi 23 novembre 2011


Mercredi soir, c'est un petit événement qui a lieu au Bar'hic. The Decline !, combo Punk-rock rennais, fête la sortie de son 1er album « Broken Hymn for Beating Heart » en compagnie de 1969 Club. L'occasion de voir ce que donne en live leurs petites perles Punk-rock/Folk !


On débarque dans le bar au moment où The Decline ! commence son set et entame les hostilités avec « Punch in my Head », qui est l'occasion de voir que le groupe est bien en place, servi par un son plus que correct.

The Decline !, malgré son nom, ne fait pas dans le punk californien à roulette façon NOFX mais plutôt dans le registre d'un Social Distortion, voix rauque et ambiance working-class au programme. Et sur scène qu'est ce que ça joue ! Tous les tubes de l'album sont envoyés un par un à un public attentif. Les chœurs sont bien en place, le chanteur a une voix impressionnante et les petites mélodies de guitares rendent l'ensemble fort agréable. La section rythmique n'est pas en reste, avec un batteur à  la frappe bien sentie et des lignes de basse qui vont bien. On sent bien que le groupe passe un palier avec cet album et le public ne s'y trompe pas. Les gorges se déploient et les poings se lèvent dans les premiers rangs sur les refrains fédérateurs de « Concrete » (pour moi Le tube de l'album!), « Always Run » ou encore « Let's get drunk ».

Le concert passe à une vitesse folle et les tubes s’enchaînent. Après une petite pause qui ne trompe personne et un petit vomi pour le batteur (il faut dire que le groupe se désaltère au whisky pur!), on a le droit à un rappel de trois titres dont le dernier sera une reprise de... Social Distortion bien sur !
La bonne cinquantaine de personnes présente (pas mal pour un mercredi soir!) en aura clairement pour son argent, d'autant que la première partie (qu'on a honteusement ratée) était apparemment très cool !


On s'en doutait, mais avec ce concert, on en a la confirmation, The Decline ! a vraiment un potentiel incroyable qui devrait en faire dans un futur très proche un des fer de lance de la scène punk-rock hexagonale. On a assisté  à un super concert et on vous conseille fortement d'aller jeter une oreille sur l'album, qui se place facilement dans mon top 3 des productions punk-rock français de cette année !


L'album est écoutable: ici
pour les amateurs de facebook: c'est ici

Broken Hymn For Beating Heart est sortie sur Can I Say Records, Rural Muzik, Carnage Records, Dirty Guys Rocks, Artyzanal Prod, Zone Onze Records 

Hugo pour faded Gecko.

22/11/2011

The missing season et the pinback à l'antipode.

Le 23 Novembre soit un mardi soir, le groupe The missing season jouait à l'antipode à Rennes, en première partie d'un groupe venant tout droit de San Diego: The pinback et avec JP incoporated en transition.

    Nous arrivons pendant le set des Bretons alors que la salle est bien remplie. Environ 200 personnes sont amassés devant la scène. (On estime à 250-258 le nombre de gens ayants fait le déplacement.)
C'est donc une belle foule qui assiste au set mélancolique du quatuor Rennais, une foule qui semble d'ailleurs bien apprécier leur musique, tirant dans le blues et la pop principalement. La prestation me fait inévitablement penser à crosby still nash and young en acoustique. Mais si ils ont du Young ou encore du Pajo (David) voir un coté Simon & Garfunkel dans leur jeu, ils y mettent également leur touche personnelle, et contrairement à ce que peu faire penser une écoute furtive sur le net, ils ne font pas qu'une lente performance acoustique; et alors qu'on pourrait craindre de s'ennuyer lors de certains passages, la bande de "the missing season" a la bonne idée de corser les choses à coup de guitares distordues et d'efficaces breaks de batterie. L'ambiance alterne donc entre les longs moments planant lors desquels les voix sont mises en avant, et les plus courtes, mais intenses cassures ou dominent les larsen et un sentiment d'une grande puissance bien maitrisée. Chapeau bas donc, pour ce jeune groupe qui tape un grand coup avec la sortie de son deuxième album: To the fire.


   C'est maintenant au tour du surprenant one man show "JP incorporated" en tourné internationale avec The Pinback. Et avant l'arrivée surprenante de notre hôte, nous ne savions à quoi nous attendre si ce n'est que la durée du spectacle était estimée à 40 minutes.
Au bout d'un petit quart d'heure de pause et un sandwich plus tard, on voit débouler un homme d'une petite trentaine d'année portant une fausse barbe (devinez laquelle des image c'est, car vous n'aurez pas d'autres indications!) L'énergumène lance alors des vidéos rétroprojectées et nous entraine dans son monde délirant. Imitant un présentateur télé ringard au possible, présentateur d'émission du genre télé achat où S comme son... Vous voyez le style! L'ami n'a peur de rien et il sait que le ridicule ne tue pas: il se dandine, chante faux, invite le public à chanter avec lui etc.. Mais qu'en est il des auditeurs? Certains accrochent d'autres tirent la tronche, c'est quitte ou double. Mais d'une manière générale les efforts désespérés du showman pour faire bouger et sourire la foule.. Ne sont pas récompensé.. Il faut dire que deux ou trois vidéos à la suite c'est amusant mais qu'en manger 40 minutes ça devient vite écœurant, surtout que certaines vidéos sont vraiement moins amusantes que d'autres et même parfois un peu lourdes.. L'acteur venu de l'autre coté de l'océan (et oui quelle poésie) ne gardera sans doute pas un souvenir éternel de son séjour Breton. Nous lui souhaitons tous de même bonne chance pour la suite car sa prestation pourrait être très appréciable si répartie en plusieurs fois. Par tranche de 2 vidéos entre chaque groupe par exemple. Il finit son show avec visiblement moins d'enthousiasme que lors de son arrivée et laisse la place aux Pinback.

     Quelques minutes avant l'arrivée des héros du soir sur les planches de l'antipode, il n'y a plus un chat dehors, la foule c'est rapatriée à l’intérieur afin de ne rien rater du set. Enfin le duo (qui se produit avec un batteur et un ingé son lors des tournées) apparait sur scène, et c'est sous des acclamations qu'ils commencent à faire résonner leur mélodies pop planantes sans plus tarder. Enthousiastes et appliqués, les Américains originaires de San Diego enchantent le public calme mais envouté par l'alchimie formé par la musique et les vidéos projetés sur le mur du fond de la scène. Ces films aux thèmes décalés, qu'ils soient découpages de films, de séries "old scool" (du genre star trek) les images du film proviennent de Dark Star , projections d'illustrations réalisés par les membres du groupe ou encore vidéos amateurs très nian-nian (surtout sur la chanson good to see you), créent une ambiance particulière que la musique seule ne rend pas. C'est donc un groupe qui sait faire du live un spectacle et qui ne cache pas le plaisir qu'il a à se trouver sur scène. Autre point remarquable: le jeu du bassiste (qui fait occasionnellement du synthé); un vrais jeu de guitariste mais qui sonne bien, ce qui n'est pas donné de voir tous les jours! Il utilise de temps en temps un  octaveur, et le son de sa basse accompagne parfaitement, et même enrichit savamment, les rythmiques proposée par l'autre membre du duo, à la guitare électrique.
Les voies entremêles des instruments et des deux chanteurs ne peuvent laisser indifférents des amateurs de pop rock, surtout quand on prend le temps de rentrer dans leur monde qui, au fil des chansons et des bières ingurgités par le gratteu, passe d'une pop douce et plante à un rock soutenu qui n'en demeure pas moins mélodieux. 
    En conclusion cette soirée se déroule très agréablement. On pourrait reprocher aux Pinback de mettre un peu en retrait leur ingénieur son qui pourtant balance efficacement des samples de piano et à l'organisation de nous avoir mentit sur l'heure du dernier bus (00H20 alors que le dernier bus était en réalité à 00H10), ce qui nous a tout de même permit de nous relater la soirée en rentrant à pied, on ne leur en tiendra donc pas rigueur. Merci à eux!
Ours.