20/11/2011

The Winter family

    Le 2o Novembre à la Bascule jouait le duo "the winter family" le Week-end précédent ayant été chargé, nous n'avions eu le temps de nous renseigner à propos du groupe, c'est donc en toute ignorance que nous nous rendons au sympathique bar de la bascule.

    "La première chose qui m'a frappée était le nombre de gens dans le bar, pourtant pas si grand que ça, une quarantaine de personnes était présente et paraissait totalement happée par la musique envoutante dégagée par les deux artistes qui avaient débuté leur concert une vingtaine de minutes avant notre arrivée. Nous nous glissons à l'intérieur ou règne une ambiance fiévreuse pas désagréable. Certains spectateurs sont assis directement par terre mais la plupart demeurent debout ce qui nous empêche de bien discerner les créateurs de ces sonorités si particulières, dommage. Tous les auditeurs sont captivés par les vibrations et je me laisse à mon tour emporter par la mélodie lente et mystique, bercé par le chant de l'élément féminin du duo: l'israélienne Ruth Rosenthal. Elle déclame ses textes soit en hébreu soit en anglais et est elle aussi emporté par l'énergie sonore dont elle est pourtant responsable. La scène me rappelle la façon dont est rendue The end dans le film "THE DOORS" (à partir du moment ou on voit leur performance). Ça peut vous donner une petite image bien que le concert ait été beaucoup plus intimiste. Leur musique fait penser à un mélange des chansons les plus planantes des pink floyd, où des doors, des Velvet underground, avec également quelques éléments des joy division. Pendant plus d'une quarantaines de minutes le duo nous fait voyager sur des lentes mélopée aux accents excentriques et énervés. La formation orgue et chants portés par une batterie minimaliste mais surprenante était agrémentée de bandes sonores et de quelques passages d'harmonium indien.  Mais un grand bravo à cette formation qui a, et c'est bien trop rare aujourd'hui, une vraie identité musicale. Ils nous ont fait passer un très bon moment, merci à eux pour cette rencontre et pour leur innovation artistique."
Ours.

19/11/2011

Soirée dub connection à Brest!

   Imaginez mon plaisir lorsque j'ai découvert par hasard ô merveille! Délicatement posée sur le comptoir de mon bar préféré, une pile de flyers annonçant la prochaine soirée "Dub Connection" au Vauban. Ayant malheureusement manqué la précédente édition, ce que je ne me pardonne toujours pas, je ne pouvais pas passer à côté de celle-là, d'autant plus que l'affiche était extrêmement attractive : The Disciples (UK), Uptown Rebel (Bordeaux - FR), The Blackstarliners (BZH) et Garden Master (BZH). C'est donc plein d'enthousiasme et d'impatience que je me suis rendu ce Vendredi 11 Novembre au cabaret Vauban.

   La soirée débute avec les bretons de The Blackstarliners. Une formation live, composé d'un machiniste, d'un percussionniste et d'une chanteuse, ces trois acteurs nous on fait découvrir leur dub mélodieux, et parfois envoutant. Il ne leur a pas fallu longtemps pour faire réagir le public tout de suite emporté dans la danse offerte par les basses planantes. La voix de Sistanice se cale particulièrement bien sur le rythme, donnant plus de pêche aux sons du selecta. L'unique point négatif que l'on pourrait relever de leur performance, sont les percus ou plutôt leur mise en retrait, elles mériteraient plus d'importance selon moi. Vraiment capable de faire danser les foules, nos amis The Blackstarliners ont su honorer leur devise: Dub is Reggae and Reggae is Dub !

   Deuxième trio de la soirée, originaire de Bordeaux: Uptown Rebel nous a proposé une démonstration de dub live très réussie. En effet, tout comme avec leurs confrères des Blackstarliners, ils ont joué leurs morceaux live sur scène, pour notre plus grand plaisir, sachant magistralement mêler le reggae aux sonorités roots avec la musique électronique, le tout mixé en direct et accompagné d'un saxophone et d'une basse puissante. Le public en sors ravi, même les plus frigides et dubitatifs face aux bonnes vibes ont quittés leur perchoir pour venir animer la piste. Alors que les Bordelais s’apprêtaient à terminer leur show, faute de temps; la régie leur a accordé un dernier morceau.Et grâce à cette bonne action, nous nous sommes quittés sur une superbe reprise dub de "Lively Up Yourself" de notre cher et tendre Bobby.

     Les têtes d'affiche, The Disciples feat Jonah Dan, ont été à la hauteur de leur réputation. Venus tout droit de Londres - UK, The Disciples nous ont proposés un dub lourd et puissant comme l'on s'y attendait. S'ils s'appellent Disciples, ce n'est pas pour rien puisqu'ils ont été présenté à la scène londonienne par le grand Jah Shaka. Mettant l'accent sur l'esprit "rencontre" du dub, ils sont à l'origine de nombreuses collaborations avec divers artistes.

     Le petit mot de la fin, ce fut une excellente soirée. Le Vauban étant un lieu très convivial et agréable. Malgré la rareté des soirées Dub Connection organisées (environ 2 chaque année), ce fut une très bonne expérience. A refaire dès que possible ! Merci à tous et à dub & co!
Maltos pour faded gecko.

08/11/2011

Skip The Use à L'Etage à Rennes le 24 Novembre.

Le groupe de rock Lillois mené par Mat Bastard sera à Rennes le 24 Novembre à l’Étage, les entrées sont à partir de 18,80€ et la première partie sera assuré par on ne sait encore qui, on vous tiens au jus quand on en sait plus ! Skip The Use nous jouera donc leur titre issu de l'EP Sound From The Shadow, avec surement des nouveautés qui seront à paraître sur leur prochain album "I Can Be Late" à venir. Nous irons donc voir si le fait d'avoir signé chez Polydor leur est bénéfique ou non !

We've met Ben Patterson !

Errant dans les couloirs de la faculté Rennes 2 à la recherche d'un avenir incertain, c'est par hasard que nous nous sommes retrouvé à la performance de Ben Patterson. Cet artiste m'était encore inconnu et c'est donc sans aucun a priori que nous avons pu découvrir son travail. Notons, biensur, que c'est grâce au Cabinet du Livre d'Artiste que tout ceci a pu être possible. Pour ceux qui ne le savent pas, le Cabinet est un lieu d'exposition et de lecture d'art qui se situe à Rennes 2 donc. 
A notre arriver, la salle est encore vide et seul un vieillard semble préparer quelque chose avec des objets plus ou moins insolite, un mixer, des roses, des rouleaux de papiers, un quadrillage est même installé au sol comme un échiquier géant. Bref, c'est encore impossible pour nous de mettre en lien tous ces éléments. «  Mais que va-t-il donc se passer ? » (ou pour les bilingues BUTWHATTHEFUCKISGOINGTOHAPPENNOW ? ). 

La performance commence plus comme une conférence ou Bertrand Clavez nous explique la biographie de ce cher Ben Patterson. On y apprend qu'il était premier contrebassiste de l'orchestre philharmonique d’Amérique dans les années 50-60 puis il s'exilera à Cologne afin d'être actif sur la scène musicale contemporaine radicale. Il participera au premier festival Fluxus à Wiesbaden (1962) notamment.

S'en suit alors un public sceptique qui ne pose pas vraiment de question, sont-il tous eux aussi de complet ignorant de son travail ?...Peut être aurait il fallut procéder à l'interrogatoire après les performances, cela aurait sûrement été plus productif. Seul quelque énergumène se lance dans un anglais approximatif, mais nous n'en tirerons pas grand-choses.

On entre enfin(!) dans le vif du sujet en commençant par un grand classique : l'Opéra Carmen ! 
Sachez-le, lorsque c'est Monsieur Patterson qui est au commande, ça n'a plus rien de classique, croyez moi ! Ben va nous faire un remix de l'Opéra à sa sauce et il a sa propre recette : un véritable mixer et un dosage unique, moitié eau, moitié rhum et une once de poésie. Une palanquée d'assistant s'avance donc un à un sur la musique, une rose en bouche et la dépose dans le mixer qui les broient au rythme de l'Opéra. Au final Ben va boire le fruit de son travail en prenant tout son temps, salut du public et rideau ! Hum. Intrigant. On aurait aimé goûter en tout cas ! (ne serait ce que pour le rhum... eux, la rose, c'est la rose l'important. )

S'en suit une série de lecture de poème nous invitant à nous remémorer des saveurs, des goûts et des concepts abstrait comme pour nous forcer à sonder notre propre inconscient. Un autre de ces poèmes nous refait découvrir le concept même de la marche en le décomposant au maximum. Puis en nous invitant à le recomposer de plus en plus rapidement jusqu'à que ce soit redevenu naturels. Cela en laissera certain dubitatif, d'autres trouveront ça complètement génial, j'avoue que je fais partie de la seconde catégorie.

La troisième performance s'intitule la marre. Huit assistant se place autour du quadrillage installé au milieu de la salle et lance tour à tour des grenouilles mécaniques dessus. Celle-ci se déplace donc de manière aléatoire et les assistants réagisse en scandant des phrases contextuelles qu'on a l'habitude d'entendre tous les jours. Ces « Pourquoi » «  Bien sûr » «  Que fait il ? » « Attention » se mêle ainsi les uns aux autres en suivant le modèle aléatoire instauré par les grenouilles. C'est pour moi  le reflet des questionnements sans fin que nous pouvons entendre chaque jour de notre vie.

370 FLIES fut sa performance qui m'a le moins touché, peut être car le texte qu'il est censé réciter, pour des raisons techniques du a son noble âge, était enregistré au préalable. Dommage. 
La suite m'a beaucoup plu, ça s’appelait PAPER, et ça consistait en un grand défouloire ou tout le monde déchire du papier et fait explosé des sacs. Sympathique. Comme dans le reste de ces œuvres, le public se doit de participer ( il y est fortement convié en tout cas ! ).  Pendant ce temps la Ben Patterson procède à une autre performance qu'il a fusionner avec PAPER pour le coup. Il joue du synthé avec une pédale loop, mais pas n'importe quelle musique. Il exécute les mélodies correspondant  aux initiales de ses amis en morses. C'est conceptuel, certes, le résultat est intéressant surtout vers la fin quand toutes les mélodies se superposent et résonnent les unes avec les autres.

Comme tout bon artiste, Ben nous garde le meilleur pour la fin, Après avoir installé un joli parterre de fleur et tamisé les lumières, il projette une texture à l'écran : du plâtre en gros plan. (Ouai. Ok. ). Rentré du maestro sur scène accompagné d'une charmante jeune fille qu'il déshabille devant nous et installe allongé sur une table tel une statue. Notre serviteur sort alors deux gros pot de chantier et se met à badigeonner la jolie à la truelle, Carrément. Tel médusa, il l'a transforme en pierre devant nos yeux. Enfin c'est ce que nous pensions jusqu'à ce qu'il se mette à distribuer des baguettes chinoises afin que l'on aille goûter la jeune fille, tout simplement. Et si vous vous posez la question, oui, elle avait bon goût, le goût de la chantilly, assurément ! 

Ben Patterson surprend par ces performances, certes beaucoup plus conceptuelles qu'esthétique, on aime ou on aime pas, mais on  ne peut rester indifférent !

WASHE.

Les presques 15 ans de l'Elaboratoire. (Review)

L'Elaboratoire, centre de contre-culture Rennais par excellence nous proposait un bien long programme pour ses presque 15 ans, de vendredi à dimanche. Trois jours éclectique ou l'on pouvait entendre des sonorités aussi bien rock, reggae, roots, métal, qu'électronique. Ne pouvant être sur les lieux tout au long du week-end, nous avons donc choisi le samedi soir pour nous incruster fi-sa dans ce presque anniversaire prometteur.


Arrivez sur les lieux, le 48 est fermé par quelques barrières nous indiquant que la soirée se passe en face, la rue est remplie par des cages en métal plus ou moins grosses, en plus ou moins bon état, qui on surement servi aux intéressés à accéder au site. Comme les autres fois, le prix se jouait donc au dés, un six et vous deviez raquez la plus grande somme possible (ndlr : 6 euros pour ceux qui ne suivent pas ), mais pour compenser vous aviez la possibilité d’inviter un pote. Un cinq et vous payez le prix que vous vouliez / pouvez. Pour le reste le dé indiquait le prix a payez, point barre. 

Chanceux, le dé tombe sur un, c'est donc pour la modique somme d'un euros (emprunter auparavant ) que nous pouvons rentrer. Un bon gros projecteur balance des clips des artistes élaborantins pour nous mettre dans l'ambiance avant de rentrer sur le site. Sympathique. 

Le bon vieux hangar de la sernam était bien décorée, des visus sur les murs, des bons jeux de lumières dans le plus pur style élabo. Etant sur un terrain vague, le manque de lumière sur les chemins ont permis à certain fétard de se casser joliment la gueule. Oui la "gadousouké" apparemment, c'est pas marrant. Pour ce qui est de notre audition, c'était de la minimal, de la bonne minimal, tout au long de la soirée, pas un truc qui sonne pauvre et plat. Mais bien un mix qui va à l'essentiel, qui te prend par les tripes et qui te retourne comme une crêpe. Ça m'a remué et fait plaisir même s'il y avait plein d'autres choses à voir.

En ce qui concerne l'organisation, une belle buvette était installée, on était d'ailleurs obligé de la traverser pour aller au chapiteau proposant les concerts. Ils nous ont piégé sur ce coup là, on s’arrête donc prendre une pinte et on continue. Un grand feu était installé plus loin, très convivial et très appréciable pour s'asseoir et discutaillé entre ami tout en se réchauffant !

Pour ce qui est des concerts on retiendra en premier lieux le Hop Hop Crew qui nous a bien fait swinger avec sa musique mélangeant influence rom, tzigane et manouche. On apprécie le batteur et sa grande pêche tout au long du set, les guitares mélodiques qui nous font décoller et les voix ensorcelante des chanteuses. De la bonne humeur, des blagues, de la musique humaine et rafraîchissante, ça fait du bien ! 
J’eus aussi le temps d'apprécier quelque bon riffs et rythmique de batterie de Vortex qui semble bien maîtriser leur sujet. Un groupe à revoir pour pouvoir mieux approfondir. Bien évidemment on fête les 15ans de l'Elabo alors on oubli d'aller voir certain groupe et vu l'état d'esprit de la soirée, on a préféré s'allonger sur l'herbe et regarder les nuages.

Le principal étant d'avoir passé une bonne soirée, c'est chose faite, comme souvent avec l'élaboratoire !

WASHE.

07/11/2011

festival mots-zik sous les pins, soirée du 05 Novembre.

      Dans le sympathique bled de Saint Jacut les Pins à coté de Redon, en Morbihan, a eu lieu le festival de Mots zik sous les Pin.  Avec sa programmation  si alléchante  il était hors de question de rater l’évènement. Le deuxième soir, c'était  Billy Ze Kick et les Gamins en folie , Tonton Déon No one is innocent, Jackson ThelemaqueNasser et enfin HK et les Saltimbanks qui étaient au programme.


     "Nous voila donc sur la route de Rennes à Saint Jacut les Pins, dans notre bolide, avalant les kilomètres à toute allure pour rattraper le retard de notre départ, mais c'est tout de même à 20H 30  que nous arrivons sur le site, et rentrons en salle où le prometteur Jackson Télémaque est déjà passé.
En voici tout de même son interview:



Les premières notes qui arrivent à nos oreilles sont celles des Billy Ze Kick qui entament leur hymne "Mangez moi" Mais.. Nous ne pouvons pas assister à leur set car nous avons des interviews sur le feu! On les entame directement avec No one is innocent qui passeront juste après BZK, l'entrevue avec eux est très instructive.
À écouter sans plus attendre:







      La rencontre terminée, on file rejoindre nos amis festivaliers afin de profiter des dernières minutes avec les Gamins en folie, qui, grâce à leur musique festive aux vibrations positives, emballent le public qui lui danse joyeusement, amassé devant la scène. La fin de leur concert certes très propre, mais n'ayant rien d’exceptionnel, marque pour nous le moment de foncer dans les loges afin d'happer HK& les saltimbanques pour un entretien. Le comédien Saïd Toufik et HK nous accueillent chaleureusement et nous traînons un peu avec eux car ils ont beaucoup de choses à dire et que nous sommes du genre curieux.
Que voici:

Les No one ont commencé à sévir, cela s'entend des loges mais on ne peut qu'imaginer l’ampleur du concert car nous faisons étape avec l'artiste ayant ouvert la soirée: Jackson Télémaque. Bien que nous n'ayons pu le voir à l’œuvre, il avait préalablement attiré notre attention . Notre échange avec lui vaut le détour, nous en apprenons un peu plus sur cet étrange personnage que nous souhaiterions voir sur scène promptement, en bref nous passons un bon moment avec lui mais le devoir nous appelle à coup de grosse caisse de riffs électriques fiévreux et de textes saignants.



      No one est sur scène et met le feu, on  réussit à ne louper que le premier 1/4 d'heure, le temps que les festivaliers se mettent en jambe en somme. Malgré la bonne volonté de quelques auditeurs, ça ne pogotte  pas beaucoup, bien que les Parisiens nous aient confié qu'ils ne font jamais les choses à moitié, leur rage est palpable et leur puissance explosive. Ils nous livrent un set comme peu de groupes savent le faire, sans aucune retenue tout en étant très professionnels, l'équipe est soudée, animée par la même énergie, si vous aimez le genre "rock qui cogne" ne les ratez pas, No One est à son apogée, pourvu que ça dure! Leur show se termine par l'habituel "Drugs" , Kémar Gulbenkian, le chanteur, en profite pour inviter le public à monter sur scène et quelques uns y arriveront malgré la réticence musclée de la sécurité. Il n'y aura aucun rappel après leur prestation car les lumières de la salle s'allument et la musique de transition arrive alors que les artistes sont encore sur scène, certains trouvent que c'est dommage, notre avis est plutôt que si les rappels étaient un fort symbole de par le passé, c'est devenu aujourd'hui contractuel, et c'est vraiment déplorable, leur façon systématique qu'ils ont de refuser d’honorer ce qui est devenu une tradition me va donc droit au cœur. 
L'interview de No One Is Innocent:



       Durant l’installation des saltimbanques, nous décidons de faire un tour du parc, et on se rend compte que les organisateurs n'ont pas fait les choses à moitié par rapport à la taille du festi: tout d'abord un groupe de swing- chanson Française, les tonton déon, assurent l'ambiance pendant les transitions, voire durant les concerts, et font danser le public qui adhère complètement et qui se réchauffe à coup de vin rouge très moyen ou de vin chaud appréciable. Viennent ensuite les galettes saucisses préparées sur place servies avec des barquettes de frites biens meilleures que dans la moyenne des rassemblements de ce genre. Et enfin des sanitaires, ô combien importants pour les centaines de festivaliers buvant des centaines de litres de vin et de bières, très très convenables.
   
  Les HK viennent de commencer et cela créé un petit mouvement de foule, les plus jeunes fêtards rentrent en courant pour être aux premières loges tandis que les vétérans choisissent soit d’honorer la boisson pendant encore quelques minutes, soit de suivre leurs jeunes cadets pour assister au show. Obligés, de par l'exercice de notre fonction, d'être partout pour couvrir l’évènement, je laisse à jokoko le soin de découvrir tout le parc et ses drôles d'habitants tandis que je suis les mélomanes à l’intérieur.
Dès le début de leur prestation, on sent que les Ch'ti ont des choses à dire avec leur cœur et qu'ils le feront en musique. La voix est très audible sur un fond instrumental populaire composé d'un accordéon, d'une mandole, d'une guitare et enfin d'une basse-batterie pour tenir le tout.
Mais encore une fois les devoirs journalistiques nous appellent: Billy ze kick est dispo pour une interview, c'est le moment ou jamais, j'attrape Mr J par la manche et en route pour le Backstage comme on dit dans le jargon. L'équipe Rennaise est là et semble épuisée par le concert où peut être plus par la délicieuse bière (ou autre liquide) servie aux artistes méritants bien une telle récompense. (les autres liquides ne semblent pas offerts par l'asso)
C'est donc avec une Billy ze kick distraite que nous discutons pendant une vingtaines d'agréables minutes avant de retourner à nos occupations respectives. 
Le public est très répartit sur l’ensemble du site mais l'assemblé présente devant les Lillois passe un bon moment ou fait très bien semblant. Les messages chantés par les saltimbanques lient d'un lien puissants le cœur des plus jeunes auditeurs qui s'en donnent à de démonstratives effusions de joie et d’amitié, tandis que les générations plus expérimentés emballés elles aussi par l’énergie du groupe et sincérité de leur paroles sourient en dansant sur leur musique festive. Le déjà célèbre titre "on lâche rien" est reprit à l'unisson par la foule. En somme tous le monde passe un bon moment, car si on est plus sensible à l'énergie des No-one et que HK n'est pas à notre goût on peu toujours aller se réconforter au parc en attendant le dernier groupe. 


   Et ce dernier groupe, c'est Nasser, on ne connaissait pas, et nous sommes assez d'accord pour dire que les quelques minutes que nous avons vu nous on... Suffis! En voyant les trois acteurs arriver en costard cravate "BCBG" je suis déjà dubitatif mais pas pour autant sur le départ. Les hurlements hystériques des 14-17ans sur ma droite? Je les mets sur le compte de la fatigue, après une telles soirée, ça va pas être de la soupe quand même! En plus la formation costume exclus, mais l'habit ne fait pas le moine, semble intéressante: une guitare une batterie et des machines, on en aime des groupes dans se genre, comme les X Makeena qui viennent d’arrêter par exemple. C'est peu être une bonne relève! Premières notes .. aîe premier refrain aîe aîe ... fin de la.. chanson?Aîe aîe aîe.. Bon allons prendre l'air on doit pas être dans l'ambiance. C'est de plus l'occasion de recroiser Saïd Toufik qui nous explique que Nasser n'est pas le genre de vibrations qu'il aime bien qu'il soit particulièrement éclectique. Ouf ça ne vient pas de nous, on jette un coup d’œil à la sortie où une foule de festivaliers, préférant sans doute endurer la route et le froid nocturne que .. Bref vous voyez l'idée, on y retourne pour voir, certains semblent adhérer à ces basses hyper lisses, répétitives et dénués de vie, tant mieux pour le groupe. Pour ne pas arranger les choses on n'entend que la machine avec un son insupportable du genre boite de nuit, si vous n'y croyez  pas allez voir! Dans la même catégorie que DJ Zebra, groupe à ne pas aller voir (selon nous). 
Mis à par cet aparté, nous passons une très bonne soirée! Un festival qui mérite largement l'affluence qu'il connait et même mieux vu la grande qualité de l'organisation. On sait déjà que l'an prochain, sauf grosse surprise (la fin du monde est en 2012 donc on sait jamais) l'asso réédite ça. Et on attend la programmation avec impatience!
Ours.

27/10/2011

Interviews!

Et voilà donc nos premières interviews fraîchement mixées:



On commence avec Nico Jones des Tagada au Liberté, lors de la soirée Tam Tam en version courte:

Et en version longue:





Et aussi l'interview mouvementée des Enfants de Morphée, qui étaient à l'Echonova en 1ère partie des Ten Years After:

16/10/2011

Le festival la dent creuse.

La légende raconte qu'au cours des longues nuits glacées d'octobre, dans les contrées reculés de Bretagne, les autochtones s'adonnent à un bien étrange rituel. En effet, ils ont pour coutume de se rassembler dans une salle omnisports d'une petite bourgade (aux qualités acoustiques particulièrement... discutables) pour des fêtes inoubliables -du moins pour ceux qui échappent à l'amnésie. C'est au court de ces interminables soirées que l'on peut assister pour une somme modique, aux concerts de quelques groupes plus ou moins reconnus.

Faded Gecko s'y est immergé pour vous à l'un d'eux: La Dent Creuse à Guéhenno.


"Nous arrivons alors que la bataille a déjà commencé: les anglais de "kill the young" sont déjà passés, et le public, venu en trop petit nombre pour ce début de soirée ne nous offre pas d'écho de leur performance, nous les rencontrerons plus tard, mais ça, on en reparlera. C'est donc pour nous "les hurlements de léo" qui lancent les hostilités, et de quelle manière! Alors que les festivaliers arrivent encore par dizaines, nos artistes captent les regards et les oreilles bien que l'acoustique de l'endroit soit déplorable. Avec leur musique puissante et leur énergie débordante, leurs hurlements se font décidément entendre et sans plus attendre la soirée prend une tournure de fête, l'alcool coule à flot, le froid local entrainant sa consommation, pas la modération.. Mais revenons en aux huit bordelais bordéliques mettant en branle par le biais de leur barouf les badauds bourrés! Ils assurent toujours le coup grâce à leur batterie aux sonorités drum'n'bass, hyper carrée et pas très surprenante mais super efficace, parfaitement sublimée par les cuivres, bien soutenue par les guitares électriques, savamment accompagné par la contrebasse, et sachant faire silence lors des parties chantés. ça nous donne une très bonne cohésion pour groupe original, ce qui n'est pas évident quand on est huit sur scène, vous en conviendrez. Ils sont à l'aise, dans leur élément en ce qui concerne la relation avec le public, c'est fluide, ça donne le sourire et participe à griser les danseurs -pogoteurs venus honorer les vibrations sauvages émises par la bande"
Ours


"On profitera du changement de scène synonyme d'accalmie, pour faire un tour du parc. Pas de stand de prévention (donc pas de bouchons oreilles), pas non plus d'urinoir seulement des cabines, mais bien sur un stand bar interminable de quoi abreuver les celtes avides de boisson.
Quand La Phaze rentre en scène armé de leur légendaire envie d'en découdre la température remonte vite. C'est sûr, le Pungle ça réveil. Le son de la salle ne va pas en s'améliorant puisque les décibels sont encore augmentés. Les aigües deviennent vraiment criards. Voir la Phaze ça fait toujours bien plaisir, même si on les a vu 2 mois plus tôt. Et le chant reste audible. "R.A.S." est toujours d'actualité (chanson sur le danger que représente le retour en force du FN),c'est l'occasion de pogoter avec tout ce qu'on a dans le ventre, de se défouler sans retenue. Sur scène ce n'est pas non-plus la retenue qui prédomine on sent et on sait qu'ils se donnent à fond. Le public continu à se densifier devant les trois agitateurs, mais apparemment pas suffisamment pour subvenir aux besoins de l'association..

C'est dégoulinant de sueur qu'on quitte La Phaze. On tente d'obtenir une interview avec les Hurlements de Léo, malheureusement sur le départ et visiblement déçu du manque d’affluence ou bien fatigués.
On se replis donc sur Arnaud, guitariste de la Phaze pour une sympathique interview qui sera mixée avec celle de Damny que nous avions fait lors du couvre feu (et oui on a du retard).

Ours envoyé en émissaire dans la salle me fait signe que le concert de Deportivo est vraiment mauvais.
"Quand je suis entré, il y avait 40 personnes sur scène, que des filles de 14-17 ans et les musiciens qui continuaient péniblement à jouer leur set, l'une d'elle a criée "c'est trooop de la baalle" dans le micro, j'ai toute suite compris de quoi il en retournait, alors je suis partit car il y avait mieux à faire ailleurs; on venait de rencontrer les gas de kill the young, des perles rares! Plus tard, je suis retourné jeter un coup d’œil à la scène car je déteste les préjugés, les filles étaient descendus tout comme l'ambiance générale, plombée par la triste performance, je suis donc retourné dans les loges " (ours)

Je m'attendais pas à autre chose, c'est donc l'occasion parfaite d'enchaîner dans les loges avec Eric des Broussaï et de finir sur une interview surréaliste des British Kill the Young (que nous n'avons pas vus sur scène...) qui ne sera, et c'est bien dommage, peut-être pas très audible.

Voici donc l'interview de Broussaï:





Après moult péripéties on se retrouve à nouveau devant la scène pour l'ultime concert avec Broussaï. Bon point, le son est un peu moins fort et les aïgues passent beaucoup mieux. Ils ont eux aussi la pêche, et le public adhère à fond, l'ambiance se dégèle! Par contre le chant n'est pas toujours très juste. Et, personnellement j'suis pas un grand fan du genre. Mon avis est que les Dub Inc. ou les Danakil ils font bien leur travail, après faut aimer le style. Des "vibes roots" qui clôtureront la soirée sont tout de même un beau baroud d'honneur, qui arrive peut-être un peu tôt, pour le bonheur du public toujours enclin à repousser l'heure du dodo!
C'est donc une soirée réussie sur le point de vu musical malgré la sombre perf de Deportivo et l'audibilité du son qui ne vaut guère mieux, faute de local approprié. C'est au niveau de l'affluence que le résultat est le plus mitigé,peut être qu'en Octobre, trop peu nombreux sont les irréductibles sonophiles préférant honorer Dionysos à Morphée.

Plus d'une semaine après, Christian Josse, président de l'association se demande encore si le festival se reconduit l'année prochaine, avec des bilans financiers mauvais pour 2 années consécutives. Il est parfois dur pour les petits festis de s'en sortir. Et c'est vraiment alarmant.

Jokoko

14/10/2011

Soirée du 13 Octobre: Les ten year after à Vannes.

"On rentre dans la salle en tout début de soirée, sur le tout début des Enfants de Morphée. Nous en avions préalablement écouté quelque chansons sur leur myspace. Et ça n'avait pas l'air mal du tout, cependant nous nous attendions à un concert de fusion ordinaire.
En franchissant la porte de la salle j'me dit tout de suite: "bon bah ça envoie bien déjà!". Ça groove franchement, sur des gros riffs à la RATM. Je comprend mieux pourquoi ils ont mis les Rage dans leurs influences. Une bonne guitare bien énergique que Rémy maitrise parfaitement pour partir sur des plans psyché, une basse puissante et une batterie simple mais terriblement efficace. Le cocktail parfait pour me faire partir... loin!!!
De plus, et ce n'est pas la premiere fois qu'on le remarque (voir article aphrodite) le son est juste au bon volume, merci l'échonova pour cette trop rare qualité. 
Un excellent concert, comme je n'avais pas vu depuis un moment, ça fait vraiment chaud au cœur de voir des groupes d’aujourd’hui produire de telles sensations.
On regrettera cependant que le public de quinquagénaires reste amorphe devant ça! Certains semblent ne pas vraiment adhérer aux thème abordé (anarchisme, anti-militarisme, écologisme...). Dommage aussi que le show soit écourté à 40 minutes, mais les Ten Years Afters doivent enchaîner derrière.
En somme, les enfants de morphée, un groupe à suivre de très prêt."
Jokoko



"Une demie heure après cette délicieuse mise en bouche, les premiers riffs de guitare rameutent le public dégarni dans la salle, nous suivons les quadragénaires devant car les quinquas restent en retrait(e). La première chanson fait office de round d'observation: les nostalgiques de leur adolescence qui viennent de se trouver dérangés par les paroles incisives des Enfants de Morphée, sont entre autre là pour voir si le son qui a bercé leur jeunesse se perpétue bien malgré le départ d'Avin Lee. Et ça semble être le cas, on ne vois pas toute suite la foule se déchainer (faut pas exagérer) mais les visages ne se crispent pas et j'aperçois ô miracle! Même quelques sourires apparaitre sur certaines faces. Quand à moi je suis tout en joie; "Evolution", le dernier album du groupe légendaire m'avait semblé être plus pop qu'avant or je suis un mordu du blues et je ne goute que peu à la pop.
Et c'est bien du blues puissant que crachent les amplis de l'échonova, je suis emporté par le flot d'énergie déversé par les quartes acteurs, chaque note est un cadeau précieux que je savoure à sa juste valeur. Rien d’extraordinaire pour les TYA, me communiquent certains regards, je leur accorde que c'est sans doute un show habituel, mais réalisé par une équipe qui sors de l'ordinaire à l'image de Ric Lee qui apporte son grain de sel en nous offrant un solo de batterie d'une bonne dizaines de minutes (à 66ans!).
La sauce prend parfaitement et, à l'aide de morceaux tel que "I'd love to change the world", "I'm going home" et un long morceaux référence à Hendrix, aux Deep purple, Janis Joplin.. Ils parviennent à faire rajeunir -cerise sur le gâteau-  le public pendant de longues minutes; bien qu'on soit dans ces moments là dans de la pure exposition, ça fait vraiment plaisir à entendre et à voir.
Là où on pourrais émettre un bémol c'est au niveau des balances, on entend pas assez la voix du chanteur ni le clavier. Pour la voix ce n'est pas forcément un mal, on sent que Joe Gooch est bien plus à l'aise à la guitare (et c'est un vrais chef), mais c'est vraiment dommage en ce qui concerne Chick Churchill, ce dernier semble d’ailleurs un peu extérieur à la musique produite (il est moins à fond) mais communique d'une façon très appréciable avec le public qui en redemande.
En somme même si les artistes ne font que répondre présent la où on les attends, ils nous prouvent qu'il n'y a pas toujours de secret et que c'est avec les meilleurs ingrédients qu'on obtient les mets les plus fins. La recette blues a une fois de plus régalée l'assistance aux cheveux poivre et sel qui pourtant, connais la musique. 23H30 marque la fin de la soirée, on se lèche les babines et reprendrions bien du rab' mais toute bonne chose à une fin. When the music's over, turn out the lights.

Et l'interview en Anglais:

Et sa traduction approximative:
"Nous jouons partout, parfois dans des petites salles, parfois dans des grandes. Les petites salles sont plus disponibles. Je pense que les petites salles sont mieux pour le public. J'aime aussi les festival parce que j'y apprécie l'atmosphère.

Je pense que nous avons été très chanceux de jouer à Woodstock. Nous avions des enregistrements qui ont bien marchés avant, et nous avions déjà joué devant 5 ou 10 milles personnes. Et Woodstock nous a fait connaître à travers le monde entier. Nous avons vu ce film (illégalement bien sur). ça nous pris peut-être 10 ans avant d'être vraiment connus pour nos enregistrements, et maintenant vous pouvez voir le groupe sur Youtube.

J'ai produit le groupe sur les 2 premiers albums. Mais je voulais que le groupe ne soit pas une copie de l'ancien, je voulais que ça soit Ten Years Afters en 2010, pas un groupe de reprises. Comme nous avons un nouveau guitariste il apporte sa touche personnelle. J'aime changer tout le temps. En ce moment j'ai un autre projet de groupe: Hundred Seventy Split. On verra comment les choses se passent.

Les Gens ont maintenant accepté que Joe (le guitariste NDLR) fait maintenant parti du groupe. Beaucoup de gens n'ont jamais vu le groupe sans Joe. Et une chose intéressante et que les jeunes gens découvrent souvent le groupe par les anciennes musiques et voient ensuite le groupe avec les derniers enregistrements.

Quand j'était jeune il y avait l'herbe, mais il n'y avait pas de Meth', il y avait un peu de LSD ou de Coke mais je n'en ai jamais pris. Mais les drogues d'aujourd'hui sont très agressives..."

Ours

12/10/2011

easy star all star à l'échonova!



C'est avec beaucoup d'enthousiasme et d'impatience qu'en ce jour du 15 Octobre 2011, nous retournons dans notre chère contrée morbihanaise, afin de savourer une soirée exceptionnelle à l'Echonova. Une affiche des plus alléchantes nous attendait avec, tout d'abord, Noom trio, groupe reggae/folk breton. Et, principalement, la venue des monstrueusement célèbres Easy Star All Stars, arrivant tout droit de New-York afin de régaler les bretons de leur dernier album, leur premier composé de morceaux originaux.

La soirée commence avec la prestation de Noom Trio, avec ses chansons métissées alliant des rythmes reggae avec des petites touches rock acoustiques. Les textes sont bien écrits, plein d'humanité. Le groupe breton essaye tant bien que mal de réveiller un public apparemment ankylosé et ne cherchant pas spécialement à profiter de la soirée. Et c'est bien dommage, car même si le Noom Trio a tout essayé pour faire réagir l'assemblée, celle-ci n'émet aucune réaction à une prestation pourtant tout à fait honorable. Mais quelques faiblesses (légères) dans certains textes peuvent laisser un peu perplexe, même si celle-ci sont bien vites rattrapées par une énergie et des parties instrumentales de très bon niveau.

Après une petite pause clope, vient le plat principal de cette soirée. Easy Star All Stars, offrant des versions reggae / dub des plus grands titres de Pink Floyd, Radiohead et des Beatles.

En effet ils ont tenté le pari, réussi, de rajouter leur touche reggae / dub aux titres les plus célèbres de ces groupes. Et dans le monde d'Easy Star All Stars, "Dark Side of the Moon" devient « Dub Side of the Moon », "Radiohead" devient « Radiodread » et "Sergeant Pepper's Lonely Hearts Club Band", « Easy Star's Lonely Hearts Dub Band ». Et si certains pourraient se montrer réticent alors envoyez-les écouter ces albums, car le savoir-faire des new-yorkais a fait ressusciter ces albums au royaume de Jah, et ça envoie du lourd !!!!
Reste maintenant à savoir ce que cela donne en live, et nous sommes là pour remplir cette tâche des plus ardue.... Et si Easy Star All Stars se fait un peu attendre, c'est sans doute pour faire monter la tension chez un public qui en a (vraiment, vraiment) besoin. Puis, les artistes entrent en scène, commençant leur set par un des morceau de leur dernier album, « First Light » album aux sonorités reggae / roots / dancehall bien marquées. Et grâce aux différentes voix du groupe (même si le groupe possède un chanteur et une chanteuses solistes, le bassiste, le guitariste et la claviériste donnent également de leurs voix), le groupe nous fait changer d'univers à chacun de leurs morceaux.
Puis, arrive les grands classiques du groupes tels que « Time » et sa superbe intro, « Karmapolice » où l'on entend la voix du guitariste. Tout cela parsemé, de temps à autre, par des couples dancehall, entonnés par le chanteur dont la voix ferait (normalement) danser même le plus coincé des trous du cul.
Malgré cela, le concert sera un peu gâché suite au comportement d'un public mou, à la limite du désagréable (si on ne peut même plus bouger dans un concert, mais où vas-t-on?!!). Nous décidons de nous calmer au coin fumeur. Nous sommes accueillis, à notre retour, par un dancehall particulièrement motivant, c'est là que je comprends que les new-yorkais ne font pas retomber l'ambiance d'un pouce, et ce, même si ils se donnent à fond. Ça fait plaisir à voir, et à entendre.
Puis, arrive, inéluctablement, la fin du concert. Heureusement, c'est ce moment que choisit le public pour se réveiller de sa léthargie, afin de faire revenir le groupe pour un dernier morceau.
C'est alors que Easy Star All Stars sort son arme fatale. « Money ». Sans doute leur meilleure reprise et ils le savent. Faisant monter la pression en douceur, par la plus célèbre des lignes de basse des Floyd, et là ! Enfn, ils envoient tout ce qu'ils ont, et tout y passe. Du reggae roots, aux passages lents et profonds de leur dub, à un dancehall des plus emballé jusqu'au rock pur et simple. Pour finir en apothéose sur un reggae rock énervé. Wouaw !! On peut enfin souffler, tout en offrant un tonnerre d'applaudissements, et c'est peu payer pour une prestation d'une telle qualité.
Merci à eux.

Glenn &Maltos pour faded gecko,