07/10/2011

l'art & public à l'élaboratoire!

Et voilà, un beau week-end comme l'élabo sait nous en concocter...
La 7ème édition de ces "portes ouvertes" -qui ont lieu régulièrement depuis 2010- a encore un fois réuni bon nombre d'artistes et de visiteurs, habitués ou simples curieux. Le principe : permettre "la rencontre d'un panel de formes d'art, chacune étant invité à présenter via la démonstration leur processus de création." Concrètement, une trentaine d'artistes et de groupes issus de différents collectifs venus présenter leur travail au public pendant 48h, dans des domaines aussi divers que la sculpture, la céramique, la peinture, le graff, la couture, la musique, la danse... avec spectacles et ouverture des ateliers la journée, concerts et son le soir, le tout dans le cadre grandiose du 48, Boulevard Villebois-Mareuil, gigantesque oeuvre d'art à ciel ouvert.
Malheureusement, en ce week end chargé du 8 octobre, vos serviteurs du FG crew n'ont pu être présents qu'à la soirée du samedi, manque de professionnalisme et gueule de bois carabinée ayant eu raison d'eux le dimanche (il faut bien que jeunesse se passe). Mais une chouette soirée en vérité dans cet endroit magique qui nous à changé des salles de concerts aseptisées et des coctails mondains avec des stars du rock'n'roll (voui, ça finit par être lassant).
Ma foi, l'ambiance au 48 était plutôt bon enfant, avec le Hop Hop Crew et ses airs de bal populaire sous chapiteau qui ont fait chavirer les coeurs et dégourdi les mollets au son d'un musique rom "arrangée" : accordéon, clarinette, saxophone, batterie et guitares évoluant au sein d'un répertoire tantôt larmoyant et tziganisant, tantôt plus swing et musclé, mais toujours efficace devant un public bourré mais néanmoins conquis, que même la proximité du bar (pourtant bien abordable) à eu du mal à éloigner de la scène à la fin du set. Bref, il apparaît encore un fois que c'est dans les vieilles soupes qu'on fait les meilleures soupières.
Ambiance bon enfant, donc, du moins en surface, car à la cave, c'est une autre histoire : une armée d'allumés en tous genres sautant et gesticulant sur une débauche de sons électronique et acidulés dans un décor... underground avec aux platines l'ami Alex (Fuel in Sekt) envoyant son set avec virtuosité. Pas le temps de réaliser où l'on a atterri, on est happé par le son et la teuf, prisonnier de la cave du 48 jusqu'à l'aube.
Enfin voilà, une bouffée d'air frais (voir plus si affinité) par ces temps de grisaille et à la prochaine! On vous tiendra au courant. Plus que jamais l'élabo mérite d'être protégé et défendu bec et ongle contre l'armée de méchants qui tente de nous l'abimer, et c'est le moment de se bouger la couenne si on veut que tout soit bien qui finit bien, ou plutôt qui ne finit pas. C'est de l'Art&zistance.
liens : http://elaboratoire.free.fr/
    http://lartpublic.over-blog.com/


Auguste

soirée Tam Tam

Pour nous journalistes de faded gecko, La nuit des 4 jeudi a commencée dès l'aprés midi, en effet, jokoko, Vicent et moi même étions sur place pour une interview des Tagada Jones.
C'est ainsi qu'à 16H45 (FGT) nous nous retrouvons dans la luxueuse loge du liberté avec Nico Jones, chanteur des Tagada (on balance l'interview vocale après découpage.) Après un très bon moment passé en sa compagnie et un rapide tour de la salle.

Retour sur le lieu une poignée d'heures plus tard et motivé à profiter de la nuit. Et c'est IMG qui lance le bal avec un ska punk chanté en Gallo, si certains n'apprécient pas cette dernière touche, le groupe la défend toute particulièrement comme vous pourrez l'entendre dans leur interview (on la travaille) de mon point de vue, il est plus pertinent de chanter sa langue locale que de baragouiner dans un Anglais dégueulasse pour faire classos (et je sais que les Tagada m'approuveraient). Sinon leur son tourne bien, ils dégagent une bonne énergie et le publique est plutôt réceptif à la musique fusion. En plus de cette qualité, ils affirment vraiment leur engagement «pour la cause des gens bien» (décentralisation du pouvoir, écologie...) En somme un bon moment passé avec les Bretons d'IMG qui ont fait aussi bien pogoter que danser la foule.

Voici l'interview de IMG:


Je sort de l'ambiance pour plutôt calme des loges pour me plonger dans l'ambiance du concert de Mon Côté Punk... plutôt calme aussi! Ça parle beaucoup, sans long discours, mais le chanteur à l'air complètement raide. Des longues cassures entre les morceaux qui déstabilisent un peu. Cela dit le peu de musique que j'entends me paraît pas mal. J'aimerais les revoir pour me faire une réelle opinion. Faudrait qu'ils m'expliquent tout de même où est leur côté punk.

Après une bonne pose à l'extérieur, je retourne dans la salle juste à temps pour le début de Tagada Jones. Les balances m'avaient mis l'eau à la bouche, par la propreté du son, et on peut dire que j'ai pas été déçu. Un son impeccable, ça fait plaisir. Et c'est parti pour du gros pogo sur les titres qui bercés mon adolescence, et sur ceux du nouvel album, bien agréables aussi. Bon il faut dire qu'il n'y a pas de surprises, mais les Tagada sont là où on les attends, et bon dieux qu'est-ce que ça fait du bien! La chaleur monte, et il est de plus en plus dur de tenir. Fin du concert, on en redemande mais pas de rappel. Dommage.

DJ Blue, dont les mix Drum&Bass/chants bretons m'intriguaient a malheureusement été déprogrammé. DJ bocal qui la remplaçait mixe seulement entre les concerts. La soirée ce finit donc là. On retrouve alors Nico Jones pour une petites interviews supplémentaire après le concert.

05/10/2011

Couvre Feu - Dimanche

Avec un peu de retard, voici le review du dimanche au Couvre Feu!

Le dernier soir arrive déjà, mais pourtant la flamme est toujours là. Après l'incendie du Samedi soir, comment sera ce Dimanche? La prog semble bonne, on est impatient d'y être...
Plus de nouvelles du 3ème mousquetaire, Vicent. Il aurait apparemment été aperçu à roder autour du parking des camions. On programme malgré tout des interviews, sans trop savoir comment les enregistrer.
Retour sur le site. Les Westcostars ont entamés leur show, au milieu du parc, sans scène. Les zicos vêtus en gangsta, sont bien là avec une pêche d'enfer. Le tromboniste avec une horloge autour du coup façon Flavor Flav des Public Enemy. Ça ne manque pas d'énergie, ça ne manque d'humour et d'auto dérision, pourtant le public reste stoïque. Je pense qu'on va mettre ça sur l'heure (autour de 18h FGT). Il faut dire que la dernière fois que je les ai vu c'était il y a 2 ans, à 1 heure du mat', place St Michel à Rennes (au bout de la rue de la soif), pendant les transmusicales. C'était juste pas pareil!

Le soleil cogne et nous cherchons de l'ombre. Nous en trouvons sous le chapiteau où Andreas & Nicolas nous proposent leur show musical comique. Faut dire qu'ils me font bien marrer. J'ai l'impression de  ne pas être le seul (tout âge confondu), pourtant certains semblent blasés et partent. Vicent réapparaît entre 2 chansons, bonne nouvelle. On continu à se marrer. Le concert est un spectacle bien travaillé, et carrément tourné vers l'aspect humoristique, sur une musique de variété qui tire à certains moments vers le kitch et à d'autres vers le  rock. Ils se défendent plutôt bien à mon sens... et leur singe batteur sorti tout droit d'un univers complètement fantaisiste me fait  délirer. Au moment du rappel, les gens fuient massivement pour aller attendre Tiken Jah. Hey! Partez pas, y'a encore le temps! Bon... le set se termine quand même super bien devant les derniers acharnés.

Le soleil descend dans le ciel et l'air se rafraîchit, pourtant la chaleur monte devant la scène où le public attend Tiken Jah Fakoly en masse. Les musiciens arrivent sur la scène et balancent un bon riddim. Blam! Entrée prophétique de Tiken qui déboule en bondandissant. Réaction générale, on dirait qu'y en a qui sont contents de le voir. Ça groove, ça traverse la scène dans un sens puis dans l'autre. Malheureusement ça s'essouffle assez vite. Certains passages un peu plats même. On redécolle tout de même sur les hits comme «Yen a marre», «Alou Maye» ou «Plus rien ne m'étonne». Un concert qui fait tout de même bien plaisir à voir et surtout à entendre. A vérifier  sur d'autres concerts si la pêche est d'avantage présente (c'est aussi la une fin de tournée).
Voici une petite explication de Tiken Jah sur les événements de cet été en Côte d'Ivoire:



Après avoir essayé en vain de croiser Andreas & Nicolas pour une interview,, nous revenons  sur le site pour le Numerica Rockestra. Ça commence bien, un son  torturé, un univers qui commence à bien s'installer. Pourtant la communication avec le public ne passe pas vraiment. C'est pas faute de leur part d'avoir essayé, mais leur ton un peu léger ne colle pas vraiment avec une musique assez oppressante. J'aime assez pourtant, autour de moi ça semble plaire aussi . Nous passerons  un bon moment à écouter ce Trip Hop électrique teinté de rock.
Nous réussissons enfin à capter nos deux compère d'Andreas & Nicolas pour une interview. Tanpis pour les Ogres de Barback...

On réapparait dans le parc pour l'arrivée de Skindred. Un set plein d'énergie, un son propre. Le chanteur avec son costume à paillette ultra Kitch à de l'énergie à revendre. Le gros heavy ponctué d'accent ragga se laisse vraiment bien écouter. Malheureusement nos obligations journalistiques et la fatigue ne nous  permettent pas de rester jusqu’à la fin.

On travail en ce moment même sur les interviews, ça arrive!

Jokoko

13/09/2011

Concert : Dub Corner #5

Dimanche 2 Octobre, 4h30. C'est les tympans encore bourdonnant que je commence ce review du Dub Corner, 5ème du nom.
Car rien de tel que de pondre, à chaud, un article pour que celui-ci puisse être le plus complet. Et ils le méritent les rennais!
En effet, ce premier évènement dub de la rentrée a comblé toutes les attentes des Dub Addict que nous sommes.

Malgré des comparses retardés par de plus hautes affaires (on ne laisse pas une bouteille de vin s'éventer), je trace la route direction le Mondo Bizarro, bar culte de la scène alternative rennaise. A peine arrivé et ça sent déjà la Jamaïque. Le son se fait doucement entendre de l'extérieur. Je reste perplexe, on a déjà entendu plus conséquent aux précédents Dub Corner.  Ma clope écrasée, un tampon sur le bras, ça y est, je peux enfin profiter de la soirée. Nickel, une chaise se libère juste devant moi et je peux reposer mes jambes avant d'entamer le marathon du skank. Le son est de bonne qualité (malgré quelques aïgus un peu criard), on reconnaît la patte des locaux d'International Skankers. Je m'avance afin de reperer les murs et leur disposition, avant de me rendre compte que je me trouve à côté de la seule colonne sortie ce soir. Et même si cela suffit amplement, mon tempérament sonophage aurait apprécié une 2ème colonne. Tant pis, je me place face au mur, prends mes marques et, très rapidement, je me laisse porter par du dub roots profond, très prenant. Ah, ils sont doués les rennais! Le public, chauffé au sens propre comme au figuré (la clim SVP!!), se met à skanker à l'unisson. La recette roots/digital/steppa d'International Skankers fait fureur. Les machinistes gèrent un excellent set et les MCs se lachent, dans une parfaite osmose.

Mais la pause arrive, et c'est au tour de Roots Meditation de prendre le relais. Accompagnés, au chant, de Mo'Kalamity, on s'attend à du lourd et c'est ce qu'on nous offre. Car les parisiens, forts de leur expérience, ne se laissent pas démonter face aux résidents rennais. Assurance sans doute apportée par une des voix montantes du reggae/dub héxagonal. Et quelle voix!! La chanteuse se montre aussi à l'aise sur des dubs lents et profonds que sur  des steppa rythmées, avec toujours autant de beauté et de brio. Petit à petit, les machinistes se lâchent, en même temps que des basses plus conséquentes.


Ça y est, mes acolytes sont enfin arrivés. mais la chaleur suffocante me force à aller prendre l'air. "Bon, on fume une clope et on y retourne", ou pas. Car je prends une longue pause et lorsque je rentre dans le bar, les rennais ont déjà repris le relais depuis quelques temps. Tant pis, on se remet à nos places et c'est reparti pour un tour. Et pas des moindres car nous resterons jusqu'au final. En attendant, les basses ont autant  augmenté que la chaleur de la pièce. Enfin, les International ont sorti le grand jeu. les bouchons bien dans les oreilles, on peut profiter d'un son de qualité. Le set est rodé, bien maitrisé. Les dubs s'enchaînent facilement. Malheureusement, toute chose ayant une fin, le dernier morceau sonne déjà et nous finissons la soirée sur un dub lent, très planant, afin de redescendre en douceur. On s'est bien régalé, mais naturellement, on en redemande. Ce sera pour une prochaine fois. On sort, on fume une clope, puis Ours nous conseille d'alpaguer les mecs d'international Skankers afin d'obtenir une interview.
On fonce, résultat, on va bientôt boire un coup avec eux et on vous promet une interview d'ici peu.
Glenn pour faded gecko.

07/09/2011

Couvre Feu - Samedi

"Suite à un Vendredi, sympathique, mais avec quelques déceptions, le festival enchaîne sur un Samedi soir  prometteur.
Nous avons enfin nos pass presse et nous chassons les interviews, elles compléteront l'article au fil (rouge) du temps (en audio qui plus est)." -Jokoko

"Au vue du programme (photos incluses...), je supplie Anne-Cécile l'attachée de presse du festival, d'obtenir un rendez-vous avec le quartet de norvégiennes. Le retard de leur car fait monter la pression (sanguine, la mienne ) et le suspens, au point que mes acolytes d'abord peu intéressés par la pop scandinave commencent à être intrigués.
...j'allais rejoindre le camion magique au camping (j'en reparlerai) quand le car tant attendu se range sur le parking artiste et là, je comprends tout de suite pourquoi le chauffeur à fait le coup de la panne. Turid descend la première suivit de Solveig. Je remets ma mâchoire en place d'un discret uppercut et retourne fissa devant leur loge. Les belles arrivent. Ils ne restent que dix minutes avant la balance, l'interview aura lieu après le show. Elles me le confirment dans la roulotte où elles se changent mais dont je suis bien obligé de franchir le seuil pour exercer ma périlleuse profession de web reporter.
Avec une ténacité d'ailleurs peu commune pour un journaliste, je prends à peine le temps pour deux ou trois mousses au bar V.I.P ( afin d'épargner notre propre stock de vin, destiné à améliorer le dialogue avec la horde venue du Nord) et je fonce vers la grande scène où la balance commence. La batterie de ma caméra me lâche comme celle des KatzenJammer claque, tant pis! Je me délecte en solo, ou presque puisque la musique et la plastique de ces jeunes femmes ne manquent pas d’interpeller un mâle public . C'est donc par mes yeux experts que vous aller découvrir ces truculentes et sexy vikings girls. Simples et efficaces comme la régie elles calent les niveaux de leurs nombreux instruments en quelques clins d'œil et gracieuses cabrioles . Ça rigole, c'est mignon cependant elles sont très pro; Elles jouent toutes à peu près de tous les instruments : basse, batterie, guitare, clavier, luth, trompette etc et bien-sûr le chant.

Elles attaquent vers 18H30 FGT (Faded Gecko Time). Le public est en place dès le départ. Le set commence pop rock, teinté d'Elvis Costello et de Velvet Underground. Elles se présentent en Anglais mais pigent vite que les gentils français n'entravent rien en dehors de "I love you !" et ça tout le monde le capte ! Elles nous aiment ! et c'est réciproque ! Une valse , un chant suédois en canon, coloré de traditionnel, ces décrochages nous happent dans leurs univers. Elles se passent le relais du chant principal. Des voix tour à tour de sirène, de nymphe en vadrouille ou de furie soul. Chacune possède son timbre, une énergie propre. Ce ne sont pas du tout des barbies malgré leurs allures de poupées, brune, blonde, ronde, longue, pour tous les goûts ! Comme leurs chansons, d'un souffle du large à celui d'une boite eighties, en passant par le blues rauque ou la pop sucrée. Le concert s'achève à peine que nous courons les rejoindre pour l'interview. Cette confiture (jammer) de chatte (Katzen) vaut plus d'un détour. " -Vicent

"Notre retour au cœur du festival est accompagné d'un reggae très agréable qui malheureusement se termine trop tôt pour nous, bien qu'il semble chaleureux et convivial. Mo'Kalamity & The Wizard mérite sûrement que nous  les recroisions dès que possible.
C'est alors qu'une voix sensuelle emplie d'énergie s'élève sur la grande scène.La foules se balance  sur la  musique, entre hip hop et soul,  , à la pulse parfois afro ou   reggae. Nneka  ensorcelle, on est hypnotisé tout au long du show. Des accents carrément rock nous remettent d'aplomb. Cependant elle  semble d'humeur râleuse: le sonorisateur n'est pas assez prompt, la fumée la gène, le public ne comprend pas l'anglais... Nous ne nous  avancerons pas  sur son comportement général mais néanmoins  ce soir là, elle ne semble pas dans son assiette. Le concert est tout de même très bon. Impossible d'intercepter la diva qui s'éclipse «à bord d'un bus dernier cris». Dommage. On à des bribes d'interview de ses musiciens, plus accessibles." -Washe

"Baseball et son pseudo rock vintage m'ennuie, c'est pêchu mais ça manque d'âme à mon goût. Encore empreint de la religiosité de ma Santa Maria à Leitza, au Pays Basque Espagnol, je pense à mon avocate et je suis heureux qu'elle ne soit pas ici (ça, je ne crois pas que j'en reparlerai...). Trois chanteurs de B.D, lisses quoique spectaculaires se contorsionnent en front de scène . Le public danse et parfois jubile: tant mieux .
J'erre d'un spot à l'autre à la recherche de Solveig, des Katsenjammer qui m'avait encouragé, avec son sourire ultra-piquant, à la retrouver au concert. Je scrute la foule à la recherche de la crinière blonde et de la mini robe blanche : en vain .
Jokoko m'a suggéré d'aller voir NRA. Ils les a trouvés sympa. Bien que nous leur ayons posé un lapin au rendez-vous de 19H: ils acceptent encore de répondre à l'interview après le concert. A leur balance pas de mini-robe blanche , des punks et des rockers de tous âges et sexes, mais plutôt sapés en sombre, au moins je ne risque pas de la rater ici...Le guitariste produit un vacarme épouvantable: c'est bon signe. Le bassiste est mort de rire ça m'inquiète. Je prends la fuite et croise mes acolytes, leur explique que les NRA ont fini de jouer et que c'est cacophonique. Jokoko l'anonce que c'est la balance, je lui réponds qu'elle est ratée alors, et je retourne à la scène principale puis au bar VIP...à la loge, éteinte .OK. J'ai raté le coche pour Oslo (c'était un car).
Tant pis, j'va au rock. La partie de Baseball se termine enfin, ils finissaient par me coller un malaise les gominés...Les trois Dick Rivers body buildés saluent. Ouf !
Sous le chapiteau, NRA a commencé sans m'attendre. Le son riche et compact couvre la rumeur de la ruée au bar. Je me rallie au rock sûr et dur. Le bassiste bastonne avec joie se cale dans les syncopes et retournements d'un batteur chef d'orchestre, aux coups de baguettes rageurs. Chaque toms, chaque peaux sonnent. Descentes et roulements répondent aux attaques de la guitare volcanique, chtonienne (ouvrez dico'z'et wikip). Bruitisme de larsens, Orange canalise ses riffs de lave projetés dans l'air nocturne par une rythmique sans faille.
Sous une forme très différente, je retrouve le bonheur de jouer des Katzenjammer (oui, elles m'obsèdent). Ce bonheur partagé avec le public est l'un des fils rouge de ce festival. (On trouve aussi d'autres fils rouge du côté du camping , mais j'en reparlerais). Pour l'instant je retrouve le bonheur du pogo et d'une musique éruptive quoique bien maîtrisée. Le concert des Dogs que nous évoquions avec les Cash Stevens me revient . J'sais pas pour les punks mais le rock est bien vivant! Ces trois gars d'Amsterdam en sont la preuve bruyante." -Vicent

"La soirée se poursuit avec le concert de la Phaze. Un set au poil, ils sont là où je les attendais : un mélange entre punk et jungle massive, sans compromis et qui émeut les foules. Il est parfois difficile de comprendre les paroles des chansons qu'on ne connaît pas. Mais ça reste audible, et bien dynamique. On retrouve quelques tubes du trio, mais principalement des chansons de leur nouvel album dans lequel ils semblent ne pas avoir pris une ride. Le concert de ce soir, a été filmé pour un DVD qui sort l'année prochaine. Une vidéo prometteuse, sur ce concert à domicile, à suivre. Un samedi soir qui se clôture en beauté. De quoi nous requinquer avant nos interviews et autres déambulations journalistiques..." -Jokoko

Tout de suite, l'interview de La Phaze, mixée avec celle faite à La Dent Creuse:

04/09/2011

Festival Couvre Feu - Vendredi

Festival couvre feu que font les pompiers ?
La flamme sacrée est là : brandie en rafales électriques tonitruantes par Suicidal Tendencies, relayés pour porter le flambeau par NRA et son punk rock aux accent fluxus. Pas le moindre extincteur en vue, le public danse hurle se déchaîne. Feux follets aux allures pétillantes, les Katsenjammer emportent corps et cœurs en joyeuses allumeuses norvégiennes, les pompiers commencent à faire la ronde avec tout le monde , le grand incendie peut continuer! Souffle brûlant, ce n'est pas Burning Spear mais Ticken Jah, Skindred et Nneka qui pulsent l'air brûlant d'Afrique et font briller la flamme de la justice et de la paix dans les esprits et les hanches . les Cash Stevens s'occupent du feu de joie y Fuel Fandango del fuego! Tout feu tout flamme encore La Phaze kazi à domicile entretien le foyer, enfin les Ogres de Barback et les Têtes Raides soufflent sur les braises d'un public conquis par ces chansons au coin du feu.
Beaucoup d'étoiles dans les yeux , tous les cœurs embrasés ,aucun canadair pour les éteindre quelque chose qui unie encore notre société se jouait ici, une chaleur humaine partagée, sublimé, portée au nues en flamme au crépuscule, car évidemment le soleil était le grand complice de tous ces joyeux incendiaires.


Vendredi. Arrivé à 19h FGT (Faded Gecko Time) sur le site du festival Couvre Feu, qui fêtait cette année ces 10 ans, avec un programmation plutôt attirante.

On rentre dans la foule avec le concert de Danakil, sous le chapiteau principal. Le public est déjà présent en masse, chose étonnante en début de soirée, mais il semble que le groupe attire du monde.
Un set très pêchu en ce début de festival avec des lignes reggae bien roots, mais qui dérivent aussi par moment en plans rock.
Le groove est là et le public est conquis, cependant l'attitude ado rebelle/rasta du chanteur pourra en agacer certains.


Le concert suivant: fuel fandango nous a totalement échappé, c'est donc l'occasion de parler un peu plus du site.
Au cours de nos déambulations nous découvrons deux chapiteaux/scènes. Dans un autres, "le  petit atelier" Eric Fleury, illustrateur pour le Couvre Feu expose ses œuvres.
On ne loupera pas "le chapiteau des surprises" et ses soirées à thèmes, plutôt bien barré. On y rentre facilement, sans trop savoir quand on va en sortir...
L'organisation de l'espace et des circulation était intelligente.

De retour sous le grand chapiteau on se questionne sur l'artiste qui passe, mais on est rapidement déçu par un set franchement mou et un chanteur pas très convainquant. On comprend en faite qu'il s'agit des Têtes raides.
[EDIT]: Bien. J'ai été condamné par le tribunal de la rédaction à argumenter d'avantage. Disons que j'attendais des Têtes qu'ils me fassent vibrer, sortir du brouillard. Je ne crache pas sur leur qualité musicale, où leur sincérité, simplement que l'alchimie n'a pas fonctionné avec moi. Je laisse à d'autres le soin d'apprécier. [/EDIT]
Cependant les fans qui s'étaient déplacés semblaient satisfait, à l'image de cette demoiselle qui disait avoir vraiment aimé, et plus particulièrement l'hommage à Mano Solo par la reprise d'un de ses textes.

Alors que nous finissions de nous installer sur le camping, nous avons aussi loupé le Black Rooster Orchestra. Dommage ça nous aurait peut-être plus intéressé que les Têtes Raides.

On fait tout de même attention à être bien présent pour les Suicidal Tendencies. Une entrée sur scène monstrueuse avec un public déjà survolté. La pression ne retombe pas du concert. Ils nous offrent un son bien propre, et en somme plutôt varié. Mes craintes d'avoir un concert un peu redondant se sont vite volatilisés et je me suis laissé facilement prendre au jeu. Le batteur nous propose un solo de brute, sans raffinement mais terriblement efficace.
Une énergie indiscutable et qui vaut vraiment le détour. Un rappel avec une invitation au public à monter sur scène pour un final très rapproché. Et le groupe enchaîne les poignées de mains avant de partir.

On atterris finalement devant DJ Zebra, qui remplace Missil. Alors, on espérait avoir de la grosse drum'n bass pour finir la soirée en beauté. Malheureusement ça plus été set de boite de nuit avec un DJ qui fait le show man avec des formules réchauffés.
Des remix foireux des tubes intergénérationnels. Boris et son «Ta mère elle va jumper» n'a rien à lui envier...


All night sound²




« De bonnes grosses basses » voilà quelle était notre quête le matin du samedi 17 septembre. Et en allant au All night sound, nous savions que nous ne serions pas déçus, car le mur d'OBF Sound System nous attendait. Après de nombreuses péripéties d'autostop entre Rennes et Plangenoual: petit bourg accueillant très gentiment l'évènement, nous arrivons à 16H30 commençons par faire un tour du parking afin de voir quel genre d’énergumènes pouvaient être intéressées par cette affiche. Sur place on découvre vite que le son reggae roots/dub côtoit un son plus hardtek( grâce à la présence d'Acolytes), et que tout le monde est prêt à bouffer du caisson.

Enfin, nous nous dirigeons vers l'entrée où une bien mauvaise surprise nous attend. « Ça va être chaud de faire des interviews. », voilà ce que l'on nous annonce alors que nous étions tout émoustillé à l'idée de  partager quelques minutes en présence des grands noms du dub présents à cette soirée. Et oui, l'organisation n'ayant pas compris la démarche de notre webzine, elle n'avait pas pensé mettre en place des séances. Merde alors !! Nous qui avions même acheté un sachet de carotte en vu d'en offrir une à la plus douée des MC de la soirée, c-à-d Soom-T (en référence au nom de son derniers album: "Ode to a carrot"), nous tombons donc des nues.

Tant pis, à peine sur le site, nous fonçons droit sur les murs dub, et à la vue de ceux-ci, nous sentons que la soirée promet. Nous assistons aux dernières minutes de balance des têtes d'affiches, pas mal pour se chauffer. Malheureusement, le réputation météorologique des Côtes d'Armor nous rattrape et voilà que débarquent grand froid et pluie sur un festival qui n'en avait pas besoin.
Enfin, après de vaines recherches de carburants (la presse Gonzo n'officiera pas à cette soirée), le crew  de Creation Culture Hi-Fi prend les machines en main et tente de réchauffer le chapiteau. Malgré de bonnes intentions, notre fatigue de la soirée précédente combinée au froid armorien nous empêchera de profiter pleinement d'un set pourtant bien rodé.

Attention, Acolytes reggae sono !! Impatients de voir ce que pouvaient donner d'anciens membres du milieu free-party dans un délire dub, nous pouvons facilement dire que nous avons été largement........déçus. Le problème ne venant pas tant d'instrus pas trop mal ficelées, mais plutôt des Mcs vociférant des défections. Pour tenter de vous expliquer, imaginez un MC ayant la voie du chanteur de Lofofora dans ces plus mauvais jours voulant faire du dub politisé, « militant », sans bonnes vibes et vous aurez une approche de la prouesse. Les mecs coupent le son à chaque minutes de leur set, pour dire des trucs supers engagé du genre « les imposteurs, on les envoient en enfer ». Effrayant.
Nous fuyons ! Pris de panique, nous nous intéressons à un graffeur bombants tous près, et son travail, bien que très mitigé au début, se montre de bonne qualité.
On commence à vraiment en avoir marre d'acolytes, et nous ne sommes pas les seuls... deux de nos compagnons errent sans but sur le site. On les retrouve et essayons de soigner les traumatisés qui semblent incurables et là... Soom-T ! enfin !

La belle nous sauve du désespoir ! Et très vite, le chapiteau est rempli de sons 8-bits et de basses steppa, l'excellente recette de Jahtari. Il ne nous faut pas très longtemps pour se mettre dans l'ambiance et, la tête collée au caisson, nous profitons pleinement de ce répit. La chanteuse, particulièrement attendue, n'a pas déçu son public et l'on comprend très vite que sa réputation n'est pas basée sur du vent. Tandis que Jahtari s'éclate à tester le mur des français d'OBF, Soom-t cale les lyrics tirées de son dernier album « Ode to a carrot ». Les tubes défilent de « Ganja Ganja » à « Puff the police », la chanteuse réchauffe l'ambiance et le  public commence bouillir.


Seul bémol, le fait de ne pas avoir vu de duo « Soom-T/Pupajim »,  que nous, journalistes dub-addict, avions pu entrevoir au summer reggae fest, durant le mois de Juillet, cet été. Grâce à l'excellente entente des deux MC's, Pupajim et Soom-T échangent quelques couplets et on en profite, malgré l'hésitation de Pupajim lors de son entrée sur scène. Nous aurions malgré tout apprécié un feat officiel Soom-T/Pupajim sur le son de Jahtari, comme nous avions déjà pus l’entendre mais ce sera pour une autre fois.  Le set se termine petit à petit afin de laisser la place aux brestois de Stand High Patrol.

Influencés par le dub UK,  Stand High nous propose leur son composé de steppa et de dub electro d'aujourd'hui. Alors que Soom-T avait déjà placé la barre très haut, Pupajim ne se laisse pas démonter (contrairement à nous après quelques vertes cigarettes......) et malgré l'heure tardive, les brestois arrivent à nous faire danser (certains confondent les caissons avec des partenaires sexuelles). Malheureusement, la fatigue, accentuée par le froid, commence à se faire sentir et nous commençons un véritable relais entre le chapiteau son et le chapiteau bouffe (merci à Black Temple Food pour avoir géré le stand toute la nuit.).

Visiblement les MC's ressentent également la fatigue et à la fin du set Stand High, on a le droit à un long passage de skeud... difficile donc de péter le feu durant ce moment, on s'éteint tous plus ou moins vite.

Malgré tout, notre ultime survivant a résisté au sommeil afin de pouvoir vous livrer les secrets du dernier set de la soirée, OBF Sound System qui avait apporté leur propre mur pour l'occasion. Et pas des moindres, un mur tout de noir vêtu où les seules lettres d'OBF apparaissent et qui laissent paraître les intentions des propriétaires : sortir de grosses basses. Et pour ça, on peut dire qu'ils se débrouillent très très bien. Pas besoin d'être à coté des platines pour savoir qu'OBF a pris les commandes, on le sait au moment où, lorsque, devant le mur, l'on sent son corps vibrer, dans son intégralité. Et c'est ça que j'étais venu chercher à ce festival. On voit très vite que les français veulent être généreux avec leur public, et ils se donnent à fond. Des dubs lents et profonds aux sonorités steppa, le public se régale du "Warrior style" d'OBF qui ne déroge pas à leur réputation. Mais, tristement, la sagesse ma rattrape et je m'empare de mes bouchons d'oreilles. En effet, même si les sons sont d'une grande qualité, le volume offert par le mur finit par faire souffrir nos pauvres esgourdes, à ma grande surprise, le son est beaucoup plus appréciable comme ceci et je peux continuer à profiter pleinement du son sans me faire (trop) de mal. Mais comme toute chose à une fin, le set des français s'éteint vers 6h et redonne la place aux Acolytes pour le plus grand ….... de tous. Nous émergeons peu à peu de notre nuit, et repartons de ce festival en ayant un avis plus que mitigé sur celui-ci.

Glenn pour faded gecko.

05/08/2011

Boeuf Ka Rock (Samedi soir)

On est donc Samedi à St Germain, partis pour la deuxième soirée du festival. En passant les barrières on aperçoit que toute l'équipe organisatrice est plus en place et plus confiante. La veille on retrouvait beaucoup de pression due notamment à la météo moins bonne, et une appréhension à revivre un échec qui avait brutalement remis en cause le projet lors de l'édition précédente.

Pour l'instant il n'y a pas encore foule, mais la soirée commence avec Fowatile, petit groupe que nous n'avons qu'entre aperçu, semblait envoyer du son et avec la pêche. Un Hip-Hop originale, avec une touche soul à laquelle nous n'accrochons pas spécialement. La foule n'est encore pas très nombreuse.

Vient ensuite le tour de Babylon Circus de monter sur scène, dont les membres du groupes sont toujours aussi doués pour produire un ska entraînant et très festif, en passant par du reggae et du rock. Les cuivres toujours bien présents font briller l'ensemble. Un son certes clichés mais un show très bon et une ambiance vraiment agréable. 


Alors que le site commence à se remplir, arrive Assassin , pour amener son flow mais manque son départ. En effet de grosses différences de volumes empêchent les rappeurs de commencer leur set dan la sérénité. Les textes engagés ne sont pas toujours perceptible ce qui est plutôt dommage. Les instrus ne cassent pas des briques, mais ça reste tout de même du rap d'assez bonne qualité.

Les gens sont maintenant assez nombreux, la plupart semblent ne pas avoir eu envie de rater Assassin et Dub Inc, qui nous fait un set de reggae français live comme ils savent les faire: rodés, professionnels. Les deux chanteurs ont la pêche mais le set se base uniquement sur le show de ces derniers, qui ont une bonne communication avec le public. Dommage que l'axe de leurs morceaux n'ait pas beaucoup évolué, beaucoup de woyoyoyo et autres vocalises, et ne laisse pas beaucoup de place aux musiciens pour s'exprimer, à part le guitariste qui nous balance des solos assez rock de temps en temps. En résumé commercial, pas très original, mais ça ramène du monde.

 Pour clore ce samedi soir arrivent les X-Makeena Un set mêlant hip-hop, dub, dubstep avec une ambiance qui leur est particulière, anxieuse et en même temps entraînante, mais terriblement efficace. 
Tout ce climat est parfaitement mise en scène par la présence d'un danseur et d'un décor qui est vraiment en cohérence avec leur originalité, ça envoie à fond! Un show d'une qualité irréprochable.


Dans l'ensemble ce bœuf Ka Rock est une réussite, en espérant que l'asso puisse grâce à cette édition pleine de têtes d'affiches proposer des groupes un peu moins connus et les faire découvrir à leur région, ce qui était leur souhait d'origine. Vivement l'année prochaine, voir ce qu'ils auront à nous proposer.

 Lors de ce festival, nous avons eu l'opportunité de discuter avec des membres de l'organisation à propos de l'aventure Boeufkarock et voila une petite synthèse de ce que nous avons retenus:
Ka prod', l'asso qui organise cet événement, met en place des manifestations artistiques à plus petite échelle depuis les années 1990.
Enthousiasmée par la réussite de ces projets Ka prod décide en 2008 de monter un festival à plus grande échelle mais malheureusement, la pluie s'invitant à la fête et l'asso ayant sans doute pariée sur un trop grands nombres de festivaliers pour une première grande édition, le festival est un semi échec et l'équipe de ka prod en ressort déçue, mais n'abandonne pas.
C'est grâce à cela que pendant les 3 ans qui vont suivre la première édition, l'équipe se remet à animer St-Germain par des concerts plus intimistes.
Une fois l'échec de 2008 digéré, la vingtaine de bénévoles qui composent ka prod repartent pour un tour en réitérant leur projet de festival, avec cette fois plus de réalisme (deux scènes en 2008 contre une seule en 2011).
Mais si l’événement est moins important, nos amis attendent tout de même 10 000 entrées, et lorsque le vendredi soir, la pluie n’incite que 3000 personnes à aller au show, les membres de l'asso craignent le pire, le temps les renvoyant quatre années plus tôt.
La soirée, comme vous avez pu le lire dans l'article du vendredi, se passe tout de même très bien, les averses donnant même un coté mystique aux concerts de Asian dub fondation et du bal des enragés.
Le lendemain, le parc de St-Germain sur Moine sera le théâtre d'une nuit plus peuplée, l'asso remplissant ainsi ses objectifs.
C'est donc avec impatience que nous attendons de voir ce que nous réserve l'asso pour 2012, tout en sachant que c'est un festi qui cherche à se faire un nom dans la cour des grands, et qui à selon moi, l'étoffe pour le faire.
Pierre au résumé et Ours à la synthèse.

03/08/2011

Avignon festival-off



Du 8 au 31 Juillet s'est déroulé le festival-off d'Avignon qui a pour but de promouvoir les créations théâtrales. Nous (Ours et moi) avons eu l'occasion d'y voir quelques pièces dans le cadre de notre stage d'approfondissement Bafa : l'enfant et le spectacle. Les spectacles que nous avons vus étaient donc en général plutôt destinés au enfants, mais certains se sont montrés également accessibles à un public plus mature.

Tout d'abord nous avons pus voir Magic Dust, un spectacle de la compagnie azHar, mêlant les arts numériques aux marionnettes dans une ambiance que certains qualifieront de Burtonienne. Là-dessus je mets quelques réserves car pour ma part la compagnie a vraiment sa personnalité ! Un problème technique a eu lieu pendant la représentation et nous avons été un temps soit peu coupés dans notre enthousiasme... Dommage donc. Néanmoins la poésie délivrée par ce spectacle laisse rêveur... la magie et l'illusion qui s'en dégagent nous bercent tous au long de la représentation !

Knup, produit par Luigi Rignanese & le quatuoraconte à également été une bonne surprise ! Cette fois c'est un conte interprété en musique. L'histoire de Albert Knup, fils de charbonnier qui va lutter contre sa destinée et devenir le prince Punk ! Le conteur est accompagné de deux musiciens très polyvalents ! La troupe joue beaucoup sur un humour que les grands et les petits interprètent différemment. Elle ne se prend pas au sérieux et on aime ça !

Ensuite il y a eu Rouge ! de la compagnie mélodrames. Un spectacle qui interprète l'histoire du petit chaperon rouge à la Lewis Caroll. Le petit chaperons rouge est une adolescente en fugue, le grand méchant loup un businessman qui doit manger un foie de femme chaque jour, la grand mère est artificiellement refaite de la tête au pied en passant par le vagin. Ce spectacle qui peut paraitre vraiment trash et glauque ne l'est qu'a petite dose et c'est une agréable surprise, on s'attend à une atmosphère lugubre mais la dominante est plutôt à un humour rocambolesque !

D'autres spectacles viendront sûrement compléter cette liste, mais la faim justifiant les moyens, dans un monde où tous crèvent la dalle, moi y compris, je préfère laisser ça pour un prochain article.

                                                                                                                                                     Jack

10/07/2011

premier soir du boeuf ka rock.

Perdu dans la campagne entre Cholet et Nantes (49) le petit bled de Saint Germain sur Moine accueillait le festival Boeuf Ka Rock les 8 et 9 juillet 2011. Organisé par l'asso "ka prod", qui après un départ en demi teinte en 2008 prend un nouveau départ avec le festival.

C'est le jeune groupe Not'en bulle, gagnant du festival qui lance le bal. Nous n'en avons malheureusement pas vu assez pour en faire un review.

Après un rapide tour du parc, nous rejoignons les quelques festivaliers installés devant la scène pour Beat Assailant. Le concert débute sur un entrée fracassante des artistes, avec une basse bien funky, une grosse guitare aux sons distordus et un batterie bien lourde. S'ajoutent ensuite à cela les cuivres et les chanteurs.
La formation nous joue des sons puissamments groovy, ce qui s'avère être une bonne surprise pour nous qui ne connaissions beat A que de réputation. S'en suit un set puissant et efficace. Leur couleur n'est pas sans rappeler RATM, chose qui nous va droit au cœur. Cependant, certaines chansons s'éloignent un peu de ces racines, la basse abandonnant le slap et ses consonances funk s'approchant plus de la pop, elles nous touchent par conséquent moins.C'est encore l'heure de l’apéro sur le camping et la foule sur le site, peine à croitre.
Le point noir de ce show, mis à part le manque d'implication des festivaliers à cette heure de la journée, commence a l'heure du rappel: Les assaillants entament d'abord un medley qui n'apporte rien au spectacle. peut être déçus du non-résultat de cet effet, ils bâclent légèrement la suite et fin de leur performance, comme par exemple quand on entend la voix de la chanteuse alors qu'elle ne chante plus, où que les beat continuent de tourner quand les zicos arrêtent de jouer. On en vient même à douter de l'authenticité du spectacle  quelques instants.
On gardera malgré tout un bon souvenir de ce concert!


Suivent alors les Wampas, avec un concert certes bien rodés, mais le manque d’intérêt de notre part pour ce groupe, combiné au fait que nous avions des choses à régler, nous pousse à déserter l'assistance qui commence à s'agrandir.
 
A la fin des Wampas et après de longues balances arrive Asian Dub Foundation. Leur son, qu'on situe entre rock et Jungle nous transporte loin et fort un set qui défile à une vitesse hallucinante.
Une foule transcendée par la puissance de la musique (on a même entendu un festivalier particulièrement inspiré, qualifier leur passage "d'orgasme musical") les Britanniques sont vraiment venus en super forme. En somme un réel échange d'énergie. Seul bémol: le chant n'est pas toujours très audible.

Pour conclure la soirée le bal des enragés vient foutre le feu aux zombie (sic) du public. Les guitares puissantes et les meuleuses font l'effet d'un électrochoc sur le public. Une véritable furie, et une foule déchainé comme on en voit rarement. Une succession de classiques du punk et du métal finissant cette première journée en apothéose. On peut peut-être regretter un manque de création musicale de la part du bal (même si cela s'explique aisément et colle bien à la formation). Un spectacle complet et impressionnant, pour les adeptes du genre. On notera l'absence des lofofora (habituellement avec le bal), qui sont actuelement en studio.

On retiendra donc la très bonne qualité de cette journée et particulièrement les prestations d'Asian dub et du Bal.
A venir: interview de l'organisation (un grand merci à eux), review de la 2eme journée et interview de X-Makeena.